Le billet d'humeur
Hype, hype, hype, hourrah ?
Combien de nouveaux moteurs chaque semaine ? Combien de technologies révolutionnaires annoncées chaque semaine ? Comme souvent, plus on parle de « quelque chose », moins ce « quelque chose » a de la réalité. Comment faire la part du vrai et du faux ? Proposition de grille de lecture.
Le cycle du hype
La notion du hype rejoint la notion du buzz. Un bon buzz rend un site hype (ou l’inverse !) Mais un site peut-être hype sans être monétisé / viable sur le long terme. A partir du moment où sont décorrélés « hype » et « succès économique », il devient plus simple de voir au-delà du simple « trop terrible ce truc, t’as vu ? C’est le nouveau Google ! ». Le buzz n’assure pas le succès d’un site sauf si faire parler de ce site hype constitue l’unique objectif du buzz. Pour se cantonner à l’univers des moteurs de recherche, des dizaines de moteurs apparaissent chaque mois. Combien seront encore « live » dans 2 ans ? Le hype peut même rejoindre le « vaporware », comprenez le rêve sans se montrer à la hauteur des espoirs qui ont été crées avant même le lancement (exemple : Megaglobe). Le site le plus hype du moment, the « place to be » ? Second Life. Combien d’habitants français ? Quelques centaines de milliers seulement. C’est peu face à Windows Live Messenger (ex MSN Messenger) qui est utilisé par 15 millions d’internautes français / mois. Hype et succès économique sont décidément à distinguer.
Le Gartner Group propose chaque année le cycle du hype. Selon ce cycle, la diffusion des technologies passe par 5 phases :
- Irruption de la technologie
- Pic d’attentes exagérées
- La « cuvette » des désillusions
- La croissance de l’intérêt
- Le plateau de productivité
Notez l’intérêt à court terme du grand public pour le web 2.0, la folksonomie, les mash-ups, les réseaux sociaux. Si pour vous, toutes ces technos sont votre quotidien, comprenez bien que vous ne représentez pas le grand-public... La diffusion des technologies est toujours plus lente que ce que l’on pense lorsque l’on a tendance à être dans le « hype ». Pour en savoir plus sur ce « hype cycle » par le Gartner Group, c’est par ici :
www.itrmanager.com/article.php?oid=56158 Facteurs-clés de succès d’un site Technologies ou site web, même combat : les 5 phases du cycle restent valables. Que le site soit un site d’e-commerce, de branding, de services, ... A mon sens, 4 facteurs-clés permettent de favoriser un succès économique :
- Faculté d’attraction de visiteurs
- Pertinence du positionnement du site, liens entrants, marque forte, ... Les moyens d’attraction sont nombreux.
- Expérience utilisateur
- Un visiteur heureux est un visiteur fidèle
- Faculté de monétisation
- Ah, la transformation d’un trafic en euros, pas évident : liens sponsorisés, affiliation, pub, boutique dédiée ou autre ? Encore faut-il avoir atteint la masse critique.
- Faculté de buzz
- Il faut savoir faire parler d’un site via des opés de communication traditionnelles mais aussi en s’assurant de la « buzzabilité » du site (éléments viraux tels que « envoyez à un ami », animations funky comme celles de PictoGame, présence dans les réseaux sociaux, ...)
Sans être immuables / exhaustifs, ces facteurs permettent déjà d’estimer le potentiel succès économique d’un site web. Maintenant, combien de sites dits 2.0 respectent ces 4 règles ? A vous de juger mais pour citer Public Enemy : « don’t believe the hype ».
Bien sûr, tout webmaster peut rechercher autre chose avec son site web : fun, reconnaissance, networking, occupation nocturne lors d’insomnies, fuite dans son e-jardin secret, et là forcément, faut surtout continuer !!!
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