Accès au dernier numéro en ligne
Format:
HTML
|
RSS
Archives de Moteurzine 2.0
Anciens numéros
Ecrire à Moteurzine
Version 2.0 développée par
Verone MANKOU
![]()
L'interpretation des chiffres
Bien sûr, chacun sait, oh! combien!, il est important d’être bien placé dans le moteur de recherche Google car, on le sait bien, le gros du trafic vient de celui-ci ... enfin pas seulement, heureusement.
Pas un jour sans qu’un journaliste ou un bloggeur (sorte de pseudo-journaliste) ne parle des mérites de Google et de ses chiffres incroyables qui ont fait la fortune des deux fondateurs et les autres millionnaires en dollars de leurs employés. C’est vrai, ça laisse rêveur. Serait-ce le rêve américain ?
Revenons vers du plus terre à terre et accessible. Un moteur de recherche, n’importe lequel, dispose de gros index consitués de mots, de pages, d’urls. Chaque moteur utilise le principe du classement statistique pour classer les résultats sur un mot-clé. A ce principe de la valeur d’un mot-clé dans un texte s’ajoutent de nombreux autres paramètres qui font qu’une page se trouve mieux classée qu’une autre.
En terme de trafic, un moteur de recherche comptabilise, en principe, toutes les requêtes effectuées sur celui-ci par un internaute. D’ailleurs, lorsque l’on entend parler de statistiques moteurs, que ce soit sur les sites spécialisés ou chez des bloggeurs, on parle surtout des statistiques mondiales sans aucune analyse pertinente de ce que signifient ces chiffres et de quoi sont composés ces statistiques.
Que trouve-t-on donc dans les requêtes des moteurs de recherche et, plus particulièrement, dans celles de Google, puisque c’est surtout cela qui va intéresser le webmaster bien franchouillard ??
Quel est le comportement de l’internaute face à une page de résultats ? Tiens, serais-je entrain de marcher sur le terrain d’Alain ? Non ... mais il faut comprendre comment fonctionne le moteur de recherche ? Qui sont ces visiteurs ? D’où provient le trafic ?
Comme Alain (pas lui directement) vous devez, pour cela, analyser vos statistiques et pas seulement superficiellement mais analyser le comportement de l’internaute qui vient sur votre site et, ce, en profondeur.
A priori, il y a deux populations d’internautes qui utilisent Google :
1. L’internaute lambda, vous, moi et n’importe qui d’autre qui cherche à répondre à une question et qui cherche la réponse en effectuant,sur le moteur, une requête composée d’une phrase, d’une combinaison de mots-clés, ou d’un mot-clé.
2. Le webmaster, 1er utilisateur de Google et aussi premier fournisseur de contenu pour Google.
L’internaute lambda visite les pages proposées par le moteur et analyse en quelques secondes (souvent) si le contenu proposé correspond ou est susceptible de correspondre à ce qu’il cherche. Il poursuit ensuite sur le site ou alors fait marche arrière pour revenir à sa requête Google. Bien souvent, les internautes lambda passent par la case « EN CACHE » proposée par le moteur sans passer par le site lui-même. C’est ainsi que le moteur recupère une partie des requêtes qui n’arriveront pas sur votre site mais qui seront comptabilisées dans ses statistiques. Afin d’éviter cela, vous pouvez utiliser sans danger connu la balise META (NOARCHIVE).
Suite au nombre invraisemblable de sites indexés, l’internaute est souvent tenté (voire obligé) de reformuler sa demande car les résultats contiennent des sites ne correspondant pas vraiment à ce qu’il cherche comme type d’information. Ceci est particulièrement vrai lorsqu’il faut distinguer site à vocation commerciale ou publicitaire et site d’informations (je ne parle pas des sites « MDR » et « LOL »).
Alors qu’il y a 6 ou 7 ans de cela, l’index du moteur de recherche était relativement propre, aujourd’hui l’interêt pour la régie publicitaire est d’éviter un index trop propre, car cela génère plus d’affichage publicitaire et l’internaute va souvent reformuler sa requête et donc afficher plus d’annonceurs.
Le webmaster est un internaute comme un autre ou presque. Il vérifie quotidiennement ses positions dans Google et visite soit le cache de Google, soit les sites concurrents afin de connaître pourquoi quelqu’un se classe « mieux » que lui dans l’index. A cela s’ajoute évidemment aussi le même comportement cité plus haut concernant l’internaute lambda. Désolé, mes chers confrères, de vous traiter d’internaute lambda sur ce coup, mais il s’agit de distinguer les deux profils-types.
Interrogez vous ! Quel est l’utilisation que vous faites de Google ? Quel site concurrent visitez-vous ? Comment utilisez-vous le cache ?
A tout cela, il faut ajouter le trafic qui vient d’ailleurs que de Google him self ! Les partenaires de Google, ils sont très nombreux. Rappelez-vous, Yahoo fournissait un trafic important au moteur de recherche à l’époque « glorieuse » du début. Bien que Yahoo ait abandonné ce moteur, il y a de nombreux autres partenaires connus ou inconnus qui fournissent un trafic important à Google. Je vous invite d’ailleurs à consulter le baromètre édité par 1ere position / Xiti pour vous rendre compte de la part importante des partenaires, et encore ne s’agit-il ici que des partenaires connus. Il y en a encore d’autres qui fournissent un trafic important : VOUS !
Enfin, the last but not the least, quoique l’on en dise, Google apporte, avec son réseau considérable, un trafic incontestable; maintenant, il est inutile de jongler avec des milliards de requêtes au niveau mondial: la plupart d’entre nous se limitent au trafic francophone (francais, belge, suisse, franco-canadien) et se contenteront de quelques 500 visites par jour, sur plus d’un milliard de requêtes au niveau mondial. Le tout est de savoir quelle est l’utilité de ces 500 visiteurs et ce qu'ils font sur votre site... et ça c’est à vous de comprendre le comportement de l’internaute.
|
|