S'abonner: Articles | Commentaires | E-mail
Recherche
Comment évaluer son site ?
Une question revient souvent dans le référencement, mais aussi chez le propriétaire d’un site : Comment évaluer son site par rapport au résultat, mais aussi par rapport à ses concurrents ?
Obtenir une première position est souvent la requête première d’un Webmaster ou d’une entreprise. Elle est gage d’un site qui a réussi, et surtout gage d’un trafic élevé. Mais est-ce que cela veut dire que votre site a vraiment réussi ? Est-ce que cela veux dire que votre site intéresse les utilisateurs (que ce soit pour un site de contenu ou un site commercial) ?
Alors que faut-il mesurer et comment le mesurer ?
Le trafic : C’est l’élément le plus facile à mesurer. Si vous disposez des accès à vos logs, alors vous pouvez commencer à analyser les pages et les pages de requêtes … C’est souvent brut et peu lisible … voici quelques lignes d’exemples :
193.252.149.16 - - [17/Dec/2008:07:24:48 +0100] "GET /fiche.php?id=444052&num=30512&cp=74100 HTTP/1.1" 200 4210 "-" "Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; fr; rv:1.8.1) VoilaBot BETA 1.2 (support.voilabot@orange-ftgroup.com)"
72.30.79.53 - - [17/Dec/2008:07:24:51 +0100] "GET /envoyer-a-un-ami.php?id=211954&num=30468&cp=73320 HTTP/1.0" 200 3115 "-" "Mozilla/5.0 (compatible; Yahoo! Slurp; http://help.yahoo.com/help/us/ysearch/slurp)"
72.30.79.53 - - [17/Dec/2008:07:24:52 +0100] "GET /galerie-photo.php?departement=76 HTTP/1.0" 200 43 "-" "Mozilla/5.0 (compatible; Yahoo! Slurp; http://help.yahoo.com/help/us/ysearch/slurp)"
Autant vous dire de suite c’est strictement illisible et d’une lecture franchement assez peu bavarde. Il est cependant intéressant de connaître ces logs en cas de problème, d’attaque, ou pour les avoir vu au moins une fois. Heureusement, la plupart des hébergeurs offrent des analyseurs de logs. Ouf … ;) .
Webalyzer est un outil couramment présent sur tous les serveurs. Il n’est pas très bavard, mais l’info est présenté d’une façon bien plus lisible.
Cependant se résumer au log ou à leur analyse brut est insuffisant. Vous n’aurez aucune idée sur le comportement des utilisateurs : comment sont ils arrivées sur votre site et où sont-ils allés ensuite ? Il faut dès lors s’intéresser à d’autres outils vous obligeant à tagguer votre site !
Tagguer ?
Non, ne prenez pas une bombe de peinture pour asperger votre écran pour tagguer votre site. Je décline toute responsabilité et la hotline de votre vendeur de micro informatique rigolera sérieusement derrière son téléphone. Ne faites pas ça à la maison !
Il s’agit de mettre un marqueur dans vos pages, dans le code source pour être précis. C’est ce tag relié à un programme d’analyse qui vous permettra de vraiment analyser le trafic de votre site et sa réussite ou à défaut de connaître les points de blocage.
Il existe évidement de nombreux outils permettant de relier votre site à un outil d’analyse. Souvent gratuit, il faut alors ajouter un petit logo sur votre site dans certains cas (Xiti, Weborama,…), dans d’autres on a une idée même sans afficher une image. C’est le cas de Google Analytics par exemple.
Ces outils qui sont interrogés à distance suffisent souvent à la plupart des utilisateurs. Il faut cependant remarquer que d’afficher un logo ce n’est, à priori, pas gênant, mais peut déséquilibrer le design de votre site. Dans le cas de Google il n’y a pas d’image, mais il faut prendre en compte que l’on peut alors facilement trouver le trafic de votre site en utilisant Google Trends, et que les infos fournis par Google ne sont pas faciles à exploiter.
Il existe aussi des outils que l’on peut installer sur son serveur à condition d’avoir une base de données Mysql (ou autre) et aussi de Tagguer votre site (PAS VOTRE ECRAN). Je donnerais quelques liens en fin de cet article.

Personnellement, j’en utilise plusieurs, ce qui me permet de comparer. Ainsi Google Analytics et Twatch permettent d’avoir une vue d’ensemble assez fidèle de ce qui se passe sur un site. Comment les utilisateurs viennent ils ? Que font-ils ? Ou vont-ils ?
J’ai pu, par exemple, trouver pourquoi certains utilisateurs restaient désespérément bloqués sur une page et n’allaient pas plus loin.
Un deuxième élément important aux yeux de nombreux webmasters et entreprises, c’est de pouvoir se comparer à d’autres … sites, les fameux concurrents.
Là, cela devient bien plus difficile.
Pour être simple on peut comparer le nombre de visiteurs, la visibilité avec le nombre de pages vues. Ces outils utilisent plusieurs facteurs statistiques pour établir votre classement.
Il y a évidement plusieurs acteurs qui peuvent vous fournir une idée. Les français, il y a le Yoovi Rank, se basant sur la visibilité dans les moteurs de recherche, et Weborama qui analyse et établis un classement en fonction des sites inscrits et ayant taggué leur site. Coté américain, ou international, il y a le Alexa Rank, basé sur leur barre d’outil, mais dont la valeur des données ne peut être qu’indicatif car basé sur le trafic mondial, et enfin Google Trends.
Personnellement, j’en utilise deux qui à mes yeux donnent une idée précise de son classement : Yoovi pour la visibilité dans les outils de recherche & Google Trends qui permet de réellement comparer avec des concurrents (à condition que ceux-ci utilisent évidement Google Analytics).
Si chez Yoovi on a qu’un classement de visibilité exprimé en nombre « Vous êtes le Nieme sur 1.000.000 de domaines français ou francophones » et un rapport d’analyse relié à leur logiciel SeeURank, il n’en reste pas moins qu’ici on sait à peu près précisément comment celui-ci est calculé. Même si leur formule est classé secret, on peut toujours les appeler ou leur écrire pour demander un peu plus de renseignement sur le Yoovi rank et son établissement.
Chez Google, par contre, l’affaire est plus délicate. Il est difficile de trouver un numéro de téléphone ou un correspondant qui vous donnera des secrets. Alors on peut supposer :
1) Google connaît tous les mots clés sur lesquels votre site est présent et sait parfaitement combien de visiteurs vous recevez sur tel mot clé.
2) Google connaît votre trafic grâce à Google Analytics
3) Google connaît le comportement des visiteurs grâce aux informations envoyés par la Google Barre.
Bref le moteur de recherche est le Big Brother de l’internet. J’exagère et ce n’est qu’une image, mais il n’en est pas moins que Google dispose de toute la puissance de calcul et des informations pour dresser un portrait précis de votre site et de ces utilisateurs. Inutile d’avoir peur ou de faire de la parano aiguë.
Il en reste que vous avez au travers de Google Trends une idée précise de vos concurrents. Google Trends ne dit cependant pas ce que vous devez faire pour être meilleur que votre concurrent. Là, il faudra prendre un consultant, pas un médium, un consultant ou un coach, pour analyser votre site sous toutes ses coutures.
A défaut … faites le tour de vos stats ;)
Quelques liens :
http://www.weborama.fr
http://www.xiti.com
http://www.google.com/analytics
http://trends.google.com
http://www.tracewatch.com/
http://www.yoovi.com
http://www.yooda.com/produits/soft/index.php
Pour compléter votre lecture :
- Google AdSenses, c’est génial en 10 points
- Et après le référencement naturel ?
- Marketing retargeting : et si Max Cutts s’emmêlait les pinceaux ?
- OMR, localisation et marketing multilingue (p.3)
- OMR, localisation et marketing multilingue (p.2)
- OMR, localisation et marketing multilingue (p.1)
- En temps de crise, adoptez le kaizen
- Référencement social ou recherche sociale ?
- Salon Ad:tech Paris porte Maillot le 7 et 8 avril 2009
- Un chemin peut en cacher un autre !














Post très intéressant.
Vu Trends – Google qui ne reconnaît personne: beaucoup de sites ne sont pas suivis, et non des moindres – dans mon domaine en tout cas – et sur des sites qu’il suit depuis plusieurs années, il y a des courbes de trafic aberrantes, qui retombent à 0 pendant plusieurs mois, on ne sait trop pourquoi. Le seul site dont il me semble suivre l’évolution avec une attention soutenue, c’est Google.com. A agiter avant utilisation…
Yoovi par contre est pour moi une découverte du plus grand intérêt. Est-ce que leur classement est crédible, c’est à dire est-ce que l’indice qu’ils fournissent est proportionnel au nombre de visites réelles? Ils semblent plutôt avoir basé leur analyse sur la proéminence d’un site donné dans les SERP. Mais dans mon cas, les moteurs fournissent 94% des visites, et le référencement naturel 65%. Alors, je ne vais pas pinailler sur le classement qu’ils m’octroient. Ils fournissent en tout cas un bon outil de comparaison et de mesure d’ une progression (ou régression).
Je vais suivre ça pendant quelque mois histoire de voir s’il y a cohérence dans l’évolution. Je m’étais basé sur Alexa il y a un ou deux ans pour bâtir un petit outil analytique (courbes sur Exell) qui n’était pas mal sauf qu’ Alexa fournissait des données douteuses, probablement liées à l’étroitesse de leur échantillon. Je tiens d’ailleurs le modèle à la disposition de quiconque me le demandera. Avec sa version adaptée au suivi sur Yoovi.
Bonjour Michel
c’est seulement en faisant un mix entre les différents outils que l’on peut se faire une idée complête.
Quand à yoovi je pense qu’il faut leur demander directement. Je pense pour ma part qu’il s’agit d’un bon indicateur (et plus si on utilise leur soft SeeURank, car ils envoient alors un rapport on demand une fois par mois)
Il y a des sites avec un PR=5 et qui n’ont pas 10 visiteurs/jour; alors que mon blog a un PR=0 et il est visité chaque jour d’au moins par 10 visiteurs
PR ne signifie pas trafic.
Chergui,
Il y a sûrement des spécialistes qui consultent ce blog et qui auraient à votre question une réponse probablement meilleure que la mienne.
Mais je vous suggère un axe de réflexion.
Vous avez par exemple un site qui traite de l’architecture Sassanide: 3 experts dans le monde, 2000 internautes potentiels. Pour l’architecture Sassanide, vous allez obtenir un PR de 5 ou 6. Mais vous n’aurez toujours que 2000 internautes qui s’intéressent à ça.
Imaginez maintenant que votre site soit dédié aux trench coats. Bien que ce vêtement soit passé un peu de mode, tout le monde se souvient de « Casablanca » et de Humphrey Bogart. Avec un PR 0, vous ferez probablement plus de visites que le site Sassanide, surtout s’il y a un peu de buzz en accompagnement.
Quand un internaute vous trouve, il ne vous a certainement pas cherché pour votre PR: il n’y a pas d’outil pour ça.
Le PR à mon sens est un instrument de peu d’intérêt donné par Google aux webmasters, pour leur permettre de négocier une augmentation de salaire probablement injustifiée. Mais là, nous entrons dans la polémique…
Le PR, c’est un peu un hit-parade dans la catégorie…
Pour prendre une image, il y entre le PR1 et le PR2 c’est comme s’il y avait 100 fois plus de sites avec le PR1 qu’avec le PR2 pour ce thème là… et du coup entre PR0 et PR2 la même analogie conduirait à 10.000 fois plus de sites avec PR0 que PR2.
Mais encore une fois, ce n’est qu’une analogie car ce type d’information semble difficile à obtenir!
D’après ce que j’ai lu, il s’agit d’une échelle logarithmique de base 10: un PR3 vaut 10 PR2, 1000 PR1, 10.000 PR0. Il paraît que dans l’algorithme que Google utilise pour le classement de ses SERP, le PR pris en compte soit encore plus affiné – on tiendrait compte de PR 2,3 – 2,4 , etc… Sans que personne ne soit bien sûr en mesure de définir l’importance du PR dans le classement final puisqu’ Assurancetourix ne donnera jamais la recette de la potion magique.
Comme vous n’êtes pas tombé dedans quand vous étiez petit, ni moi non plus visiblement, il nous reste à nous poser, comme consolation, la question de savoir à quoi sert le PR.
Puisque:
1 – il n’y a pas moyen d’effectuer une recherche en sélectionnant un PR
2 – si vous cherchez un vendeur de bretelles rouges à côté de chez vous et que vous le trouvez sur Google, son PR peut être de -20, mais votre pantalon ne glissera pas sur vos chevilles.Et tout le monde sera content.
Désolé je me suis planté: il faut lire bien sûr: un PR3 vaut 10 PR2, 100 PR1, 10.00 PR0
Parfois cela semble bien marcher. on trouve une logique dans le classement et la pertinence des réponses de ces moteurs de recherche mais parfois on se retrouve avec des résultats illogique.
La popularité du site est certes importante et demande beaucoup de travail mais les résultats ne sont pas toujours garanties.
Moi personnellement j’utilise les outils de Google pour suivre l’évolution de mon site.
En fait concernant le Page Rank, c’est un indice qui ne veut plus dire grand chose. En effet, en lui même, il n’a plus la même valeur qu’auparavant. A la base, l’idée était d’avoir un mécanisme qui permette avec pertinence de déterminer l’ordre et la pertinence des liens dans les résultats de recherche qu’il fournit.
Pour mieux comprendre, il faut s’interesser à la logique de fonctionnement de Google. Le moteur de recherche Google attribu une note (score) à chaque page internet. Cette note est attribué grace à la combinaison de différents critères dont le premier se base sur les liens externes pointant vers votre site ou les liens internes d’après certains.
Seulement, face aux abus de certains référenceurs et à certaines pratiques « multiplications des inscriptions dans des annuaires non thématiques ou de piètre qualité, et d’autres techniques limites frauduleuse » (et très certainement offensantes pour Google), l’algorithme de Google à continué a évoluer et maintenant le page rank, peut au mieux, vous donner une idée de la popularité des liens pointant vers votre site.
Attention, travailler son page rank, permet de faire un tour d’horizon des liens entrant vers son site. Mais pas vraiment plus.
Après c’est une question d’écoles, de pratiques et de référenceurs.
A bon entendeur,
salut
Je reviens sur YooVi, parceque depuis votre post, j’ai eu le temps d’y jeter un coup d’oeil approfondi.
Ne vaut pas un clou, pour une raison bien simple: à moins d’avoir un concurrent dont la gamme recouvre exactement la vôtre, comment vous y comparer?
YooVi indique un indice de référencement sur les 50.000 mots clé les plus fréquemment utilisés. Qu’est-ce qu’on en a à cirer dans le cas où l’on commercialise un produit rare? Et dans le cas où votre concurrent édite 400.000 pages sur le web lorsque vous en publiez 2000 (c’est mon cas).
En gros, Yoo Vi me permet de savoir que j’ai un référencement inférieur à celui de Google. C’est bien la cas.
Je m’en doutais.