Le Nigérien et son Allocutaire
Capitaine Nigérien avait scammé moulte compagnie
Entre autre un Allocutaire des plus intéressé
Celui-ci ne voyait pas plus loin que le bout de son nez :
L’autre était passé expert en fait de tromperie.
Une valise de billet les réunit pour une affaire promise
Là chacun des compères correspondèrent.
Après qu’abondement tous deux convenurent du prix,
Nigérien dit à son destinataire ; Que ferons-l’ami ?
Ce n’est pas tout de s’entendre sur le prix, mais il faut trouver un accord.
Envoie un western union pour payer mes frais
Je remettrai la somme à mon banquier
Puis, la valise possédant
Par transporteur je te l’enverrai
Après quoi, je t’en rétrocéderai un pourcentage.
- Par ma barbe, dit le spammé, il est bon et je te loue
Les gens si généreux que toi
Je n’aurais jamais, quant à moi
Trouvé cette astuce je te l’avoue.
Le Nigérien encaisse l’argent, laisse son compagnon
Et lui fait un beau sermon
Pour l’exhorter à la patience.
Si le ciel t’eut, dit-il donné par excellence
Autant de pertinence que d’intelligence
Tu n’aurais pas à la légère,
Répondu à mon mail. Or, adieu, j’en ai fini.
Tâche d’en tirer une leçon, et pleure sur ton sort :
Car pour moi, j’ai certaine affaire
Qui ne me permet pas de pleurer sur ta perte.
A la lecture d’un scam il faut considérer la fin.
Fable librement inspirée de :”Le Renard et le Bouc” de Jean de la Fontaine.

excellent la fontaine a un concurrent maintenant (a mon avis il s’en fout)
des mails comme celui citer il en arrive des dizaines et il faut vraiment être un bouc pour y répondre et qui plus est de tomber dans le panneau.
Arlette, for your eyes only – j’espère que vous aimerez:
D’un ordi qui prêtait aux attaques aisées
Un Nigérian un beau matin
S empara: c’était un gros malin
Le Mestre étant absent, ce fut menu fretin
Et il porta chez lui ses offres en un jour
Que le Mestre était faire à cinq heures sa cour
Parmi le musc et les baisers.
Après qu’il eut brouté, monté, fait mille tours
Le webmaster renonce aux souterrains séjours.
Le mail du Nigérian, était dans la fenêtre
Qu’affiche Microsoft, pour que l’on puisse y paître.
Par Saint Google, mon Dieu, que vois-je ici paraître ?
Dit l’animal traqué dans ses octets intimes
O là, vilain spammer , tire – toi vite vite
De ma RAM, de mon disque, sous peine que j’intime
Les démons FAI de boycotter ton site.
L’internaute lointain répondit que la toile
En elle-même n’avait de sens
Et proposa de lever le voile
Sur les petits profits que l’on tire d’Adsense.
Je voudrais bien savoir, dit-il, quelle est la loi
Applicable en vos lieux, enfin, ne vous déplaise,
Comprendre le pourquoi, comme un bon Saint Eloi
Qui fait que l’on vous trait comme vache landaise
Et remettre à l’endroit, quand tout va de travers
Vos bilans, vos emprunts, et vos comptes bancaires.
Le Master allégua la coutume et l’usage
Ce sont les fonctionnaires qui nous imposent ça
Car ils sont si nombreux, il faut bien qu’ils surnagent
En nous tondant le dos, rarement en deçà
De la laine qu’on a. Je suis sur le qui-vive
Chaque fois que je croise mon voisin de pallier
Je crains qu’il me dénonce à Arlette Laguiller.
Ce que vous proposez, c’est en tout point légal ?
Or bien, sans crier au scandale
Rapportons-nous dit l’Africain
A l’arbitrage incontournable
D’un fiscaliste incontestable
Il s’agit d’un de mes copains.
C’était un avocat, un air de maquignon
Décoré, gros et gras
Un immense bureau avenue Matignon
Dès l’entrée, il tendit les bras :
Mes enfants, approchez, et signez-moi un chèque
Je suis vieux, je suis mou, il me faut du Viagra
J’entretiens à grands frais une superbe tchèque,
C’est une vraie salope, et c’est un Tanagra.
L’un et l’autre approcha, ne craignant nulle chose
Signèrent chèque pareillement
Titre de provision, quand même un gros montant.
Mais quand on veut gagner, il faut mettre la dose.
Hélas, chèque encaissé, l’avocat maquignon
S’empressa aussitôt d’avertir Matignon
Il est dit-il des gens qui enfreignent la règle
Je vous livre deux noms, faites que l’on me règle.
Bonjour Michel,
Non seulement j’adore, mais je trouve que cela aurait mérité un billet à lui tout seul.
Il faut contacter Chris, et continuer sur cette lancée.
.
Félicitations. J’applaudis à deux mains.
Bonsoir Arlette,
Vous êtes ma meilleure fan,et à parler franc, j’aime bien aussi ce que vous écrivez.
Il ne faut pas trop se disperser: pas de thèmes supplémentaires de mon côté. Par contre, à vos “fables” je serai ravi de contribuer selon l’humeur du moment. On peut s’amuser à pasticher tout un tas de gens, poàtes, écrivains, philosophes. Une seule règle(hormi celles qu’impose le pastiche): parler du web. On joue?
@Michel : Vous avez parler aux femmes vous :
On joue ! Contactez moi par mail (il est sur mon site) et on en discute en privé
…
Elsa à l’ordi, d’après Elsa au miroir – Aragon 1945
Aragon détourné au profit de notre tragédie financière
C’était au beau milieu de notre tragédie
Et pendant un long jour assise à son clavier
Elle cherchait des prospects. Et moi je l’épiais
Je croyais voir ses mains allumer un brasier
C’était au beau milieu de notre tragédie.
Et pendant un long jour assise à son clavier
Elle cherchait la toison d’or, et j’aurais dit
C’était au beau milieu de notre tragédie
Qu’elle cherchait en vain du client sans y croire
Pendant tout se long jour assise à son clavier.
Elle se mit à questionner Access, j’aurais dit
Qu’elle martyrisait sans effet sa mémoire
Pendant tout ce long jour, assise sans y croire
A ranimer un peu nos prospects à la vie
Sans dire que c’était une question de survie
Elle martyrisait à plaisir la mémoire,
Le RAM, que sais-je encore de notre pauvre ordi
C’était au beau milieu de notre tragédie
La bourse ressemblait à ce jeudi maudit
Sa souris parcourrait les fichiers sans espoir
C’était au beau milieu de notre tragédie
Chaque jour de semaine on pense à ce jeudi
Et un à un mourraient, un presque chaque soir
Et vous savez leurs noms sans que je les aie dits
Ils sont dans la Tribune, et font mon désespoir.
Un à un les acteurs de notre tragédie
Qui furent les meilleurs en d’autres temps bénis
Et vous savez leurs noms sans que je les aie dits
Et ce que signifient leurs bilans dépotoirs
Et ses mains au clavier, quand elle vient s’asseoir
Et chercher sans rien dire un prospect illusoire.
A la vérité, Arlette, je n(ai toujours pas découvert votre email
J’en ai un autre pour vous. Depuis le temps qu’on ne s”est pas parlé…
La légende de X.com d’après la Légende de la nonne – V. Hugo – Musique de G. Brassens
Venez gonfler vos escarcelles
Entendez une histoire encor
Encaissez toutes les gabelles
Et remplissez vos poches d’or
C’est une légende où s’amassent
Le vrai, le faux, le maquillé
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers.
Il est des sites d’escapade,
Il y en a des pros aussi
Qui pour la moindre dérapade
A Google demandent merci
Il en est même qui amassent
Parfois de tristes sottisiers
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers
Ce n’est pas sur ce ton frivole
Qu’il faut parler d’ X point com
Car même si la nuit il vole
Seriez surpris si j’disais comme
Ce minuscule site entasse
Du blé à péter les chéquiers
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers
X a débuté à Tolède
Au grand mépris de gens du lieu
Comme si quand on est point raide
On n’avait droit de bander vieux
Peut s’en fallut qu’ manifestassent
La commère et le marguiller
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers
X. point com frais affiché
Le lucre en son cœur s’installa
Et le site s’est entiché
De fillettes sans falbalas
Quelques fois les véreux surpassent
En audace, gens du métier
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers
C’était très laid, mais pas austère,
Le contenu était payant
Car l’amour a bien des mystères
Chez les michés du tout venant
On voit des pères qui dépassent
Leur budget, pour un imagier
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers
X point Com dit la dépêche
En Hollande s’était basé
Et dans ce grand pays de pêche
C’est de la morue qu’il vendait
A l’heure ou les mâles se tassent
Devant leurs écrans par milliers
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers
Avec SE O s’est entendu
Pour tenter de s’référencer
Au lieu des SERP tant attendues
C’est le bannissement complet
G voulut que ses coups frappassent
Ripoux par intérêt liés
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers
Cette histoire qui vous dévisse
Saint Google, notre Dieu voulut
Qu’afin de préserver du vice
Les sites qui font leur salut
Les masters la racontassent
Dans tous les forums réguliers
Mais voici Googlebot qui passe
Retournez vite à vos claviers
[...] ou je passe pas mal de temps, a publié une petite fable sur Moteurzine intitulée “Le nigérien et son Allocutaire“. Bien écrite, je vous en parle aujourd’hui parce qu’elle parle bien évidemment [...]