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Un long fleuve tranquille
Vous avez sans doute vue le film « La vie est un long fleuve tranquille » ? Ou peut être lu le bouquin ? Et bien le net c’est aussi ça ! Sauf que c’est tout sauf un long fleuve tranquille, c’est parfois même un véritable chemin de croix. Tout dépend comment on a abordé l’internet et qui l’on a fréquenté, mais globalement on suit tous un cheminement assez classique allant du pur amateurisme vers un pur professionnalisme.
Bruno parlait dans un précédent billet que le net était « trop amateur » et à la vue des commentaires (enfin certains d’entre eux), tous ne semblent pas du même avis.
En fait, il faut distinguer les profils et les points de vue.
D’abord les profils :
L’internaute qui peut s’aventurer à faire son blog ou son site perso sans aucune ambition, juste pour le fun et le partage entre copains ou famille.
Dans ce profil on trouve aussi ceux qui s’intéressent de plus près aux techniques et qui avec un peu de curiosité arrivent à faire des sites avec un contenu bien structuré tant sur le plan rédactionnel que sur le plan technique. Les autres se limitent aux aléas de leur humeur et de leur imagination.
Dans ces amateurs on trouve aussi ceux qui veulent arrondir les fins de mois car ils ont lu sur un forum ou un blog que l’on pouvait arrondir ses fins de mois assez facilement. Parfois ils réussissent assez bien d’ailleurs et parmi ceux-ci certain tentent l’aventure de l’indépendance avec succès ou avec des échecs, tout dépend ou on place l’échec et ou le succès.
Enfin il y a les professionnels. Sont-ils vraiment professionnels ? Difficile à dire. Je me considère comme professionnel ou comme amateur avec succès ? Difficile à dire dans une profession ou dans un secteur qui a à peine une dizaine d’année.
Il va de soit qu’il existe d’autres profils, mais il s’agit ici de faire la distinction entre les pros et les amateurs.
Ne doit-on pas aussi penser que tout professionnel a débuté un jour. Je me souviens de mes premières pages livrés au net en 97 … elles étaient tout sauf professionnelles…
Certes aujourd’hui il existe des centres de formations pour ceci ou cela, y compris le secteur Internet. Mais le web n’est-il pas un support en constante évolution. N’est-il pas aussi vrai que ces formations sont déjà dépassées dans la pratique lorsque l’on ressort de ces cours et que le vrai apprentissage se fait sur le terrain, soit en autodidacte (c’est mon cas), soit par le biais d’une formation. Dans tous les cas on passera par le terrain et de nombreux échecs et quelques succès, et une bonne dose de chance.
Bref, vous l’aurez compris, on est tous des amateurs mais à différents stades de l’évolution.
Pour revenir au billet de Bruno sur l’amateurisme sur le Web, je partage assez son avis, mais je serais peut être plus nuancé.
Pour moi le web est immense. Il suffit de se rentre sur votre moteur de recherche préféré, au hasard, je suppose que c’est Google, et de taper n’importe quel mot clé. Vous trouverez que trop rarement une liste de résultats inférieurs à 10.000 résultats. Combien de résultats sont-ils vraiment intéressants pour votre demande ? 10, 20,100 …
Dans les sites que vous visitez sur ces résultats combien répondent vraiment à votre demande ? 2 ou 3 ? Faut-il en déduire que les autres sont sans intérêts ?
Les moteurs de recherches tendent (il le faisait dans le temps) à indiquer le nombre de pages dans leur index. On se souvient tous lorsque Google nous affichait son premier milliard de pages indexés et plus récemment ses 10 milliards de pages.
Mais sur ces chiffres impressionnant combien de pages sont-elles réellement pertinentes ? Combien de pages répondent réellement au besoin de votre requête ?
Nous sommes dans ce bas monde quelques 6 milliards d’humains, dont un certain nombre de connectés (je ne dirait pas « branché » même si dans ces connectés il doit aussi y avoir des gens branchés).
Dans ce nombres de connectés il y a forcement beaucoup qui laissent des traces sur le net. Qui n’a pas posté une question idiote sur un forum ? Qui n’a pas posté la photo de son chat sur Facebook ? Qui n’a pas fait une page internet pour sa famille ? Qui n’a pas fait un site sur les premières dents de son fils, ou de sa fille (on est pas sexiste chez MZ) ? Il s’agit ici d’exemples volontairement exagérés qui ne sont pas forcement votre cas. Cependant ces nombreuses pages sur les dents de laits, sur des lol et des mdr, elles se retrouvent dans le moteur de recherche, et fatalement cela encombre, mais ça grossit aussi les chiffres. Evidement personne ne va chercher l’évolution des dents de laits de votre fiston, ni la photo de mon chat (quoiqu’il doit bien avoir des tordus).
A l’instar de ces pages amateurs que je destine plutôt à un public restreint se limitant à quelques amis ou à la famille, il y a aussi les pages qui évoquent des sujets plus ou moins intéressants, qui intéressent un public plus large. Dans l’informatique par exemple on pourrait considérer certaines pages d’aide à l’utilisation de la souris comme intéressantes, alors que certains professionnels vont être exaspéré de trouver ces informations gratuites en bonne position dans Google. Les amateurs de musique vont par exemple trouver des pages ou ils peuvent télécharger gratuitement des MP3, ce qui en fait rager l’industrie de la musique (enfin certain d’entre eux), alors que cette même industrie est incapable de se remettre en cause et de nous livrer autre chose que les futures stars à la télé, dont on sait d’avance qu’ils seront oublié des la fin des cours (heureusement).
Je comprends parfaitement la rage de Pascal Negre, mais aurait-il oublié que dans sa jeunesse il faisait probablement pareil avec son magnétophone en écoutant et en enregistrant les disques vinyle de ses copains (pour les plus jeunes un magnétophone c’est l’équivalent d’un lecteur MP3) ou emprunté dans une médiathèque (ou l’étiquette mentionne pourtant bien que c’est interdit).
De nombreux secteurs sont envahis par ces amateurs et il est bien difficile de faire la part des choses d’autant que ces amateurs parfois très bien éclairé sur un sujet ou sur plusieurs apportent PARFOIS réellement un plus aux internautes. A coté de cela il y a bien sur les amateurs qui ont compris comment positionner une page sur un mot clé et comment rentabiliser ce savoir. Ce sont peut être aussi eux qui en font rager plus d’un.
Cependant n’est ce pas la aussi le revers de la domination de Google ? Son incapacité à trier une page de Lol et de MDR, d’une page intéressante, d’une page dites professionnelle ?
En résumé il y a bien différentes sortes d’amateurs en tout genre, mais tous passent par différents stades avant de devenir pro, si tenté qu’ils soient pro ou qu’ils veuillent le devenir. Le web reste un support ou l’apprentissage est permanent et tout sauf un long fleuve tranquille.
Pour compléter votre lecture :
- Avant de promouvoir un site, créez-le
- Site ou pas site, tel est la question
- Echange de liens 3.0
- Devenons des internautes écologiquement responsables
- Google ou Facebook ?
- Un canon pour votre site !
- Quand je snobais Google














Excellent billet dans lequel je retrouve beaucoup de thèmes chers. C’est d’ailleurs pour ça que je le trouve excellent, cqfd. Je reviens sur le problème abordé dans votre conclusion.
Google ne sait pas trier en fonction du contexte. Pour lui, il semble que tous les sites soient égaux, dès lors qu’ils traitent d’un contenu similaire. Alors qu’il serait utile de les classer selon une typologie simple de 10 ou 20 catégories au maximum.
J’y avais fait allusion sur un autre forum, à propos de la refonte du Page Rank, ou peut-être de l’algorithme qui permet à Google de classer les SERP. On parlait, pour la nouvelle mouture de l’algorithme, de prise en compte de données telles que le temps moyen passé sur la page, le taux de rebond, etc…
Avec quelques autres nous avions remarqué qu’un critère donné, le taux de rebond par exemple, est dépourvu de sens si on l’applique à un site sorti de son contexte. Un taux de rebond très fort est sûrement à porter au débit de la plupart des sites, sauf que s’il s’agit d’un annuaire, il peut être le signe d’une excellente qualité: j’ai trouvé ce que je cherchais du premier coup, pas besoin de visiter une autre page.
Il en va de même pour pratiquement tous les critères qui permettent de juger de la valeur d’un site. Il sont à compter au crédit ou au débit d’un site, en fonction de son appartenance à telle ou telle catégorie.
Google Ananytics, par exemple, propose dans son analyse comparative un critère « temps moyen passé sur la page ». Est-ce grave , Docteur, si les visiteurs de A passent 20% de temps en moins que sur le site B? Peut-être que B est moins clair que A. Peut-être que B est plus intéressant que A. Chi lo sà?
Evidemment, si la différence de temps n’est plus de quelque % mais se mesure en multiples (2 fois plus, trois fois plus, etc…), on commence à avoir matière à s’interroger: à la condition que là encore on ait tenu compte du contexte de A et de B et que l’on s’assure qu’il s’agit de sites appartenant à un même groupe. Il est évident que je passerai plus de temps à lire une page qui traite de l’Ethique de Spinoza que du bulletin météo du Calvados pour demain.
Pour simplifier ce problème qu’il est apparemment incapable de résoudre pour l’instant, Google lance son programme de personnalisation des SERP.
Là encore, on pédale dans la choucroute: étant donné que 95% des internautes ne savent déjà pas utiliser correctement un moteur de recherche (à en juger par le nombre de questions aberrantes que j’enregistre sur mon propre portail), comment voulez-vous qu’ils trempent leurs doigts délicats dans un paramétrage sophistiqué?
Et même si tout le monde s’y met, disons d’ici deux ans, que va-t-il se passer? M. Lambda va-t-il lui-même choisir les sites qui figureront dans ses pages de résultat? Autant dire qu’il n’aura plus besoin d’un moteur: le marque pages de son navigateur lui suffira amplement.
Hara Kiri googléen.
Le problème n’est pas simple (understatement). Et comme le disait Goethe « ce qui est simple est faux, ce qui est compliqué est inutile ».
Michel
tu évoque ici un autre probleme. L’utilisation des moteurs de recherche et Google en particulier.
Bien evidement l’ « amateurisme » dans les fonction de recherche est identique. J’avoue que personnellement je n’utilise pas non plus les fonctions avancés de Google (suis je amateur pour autant ?).
Dès lors lorsque l’on travaille dans le secteur de la recherche, le référencement, on devient alors vite décus du moteur. Décu car il faut systèmatiquement reformuler ses questions.
L’un des intervenants du Seocamp (Mr Luppilo ?) avait fait il y a quelques années de cela une excellente présentation sur le sujet.
L’intelligence artificielle avancée par les uns et les autres moteurs de recherche est biaisé par le fait que personne ne l’utilise. Du coup autour d’un mot clé vous avez un bruit liés aux innombrables pages présentes liés au modèles statistiques de l’indexation.
Autrement dit … il vaut mieux un petit moteur qu’un gros.
Bonjour à toutes et tous.Tout d’abord laissez moi vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.Je constate qu’au fil des années Moteurzine nous apporte foules d’informations pertinentes.Pour ce qui est du sujet traité dans ce post, le fameux profil

je suis en parti d’accord avec Chris sur le fait que nous rencontrons de nombreux sites qui n’ont rien à faire la ou il sont vu.Toujours est il qu’ils sont la, bien encrés dans les premiers résultats des différents moteurs et annuaires .Je pense que nous abordons tous Internet de manière différente.A mon humble avis il y a autant d’amateurs pro que de pro amateurs, comme il y a autant d’internautes débutants que de « pro »
Un vieux dictons dit » c’est en forgeant que l’on devient forgeron »
C’est un mélange de professionnels et d’amateurs de bon niveau, mais, là où se crée une différence, c’est dans le respect de certaines règles, en particulier des licences de logiciels, travail au noir, CA non déclaré, etc ….
Mais je voudrais revenir sur un point de vue plus général de l’Internet.
N’en déplaisent à tous les mandarins de l’Internet qui voudraient maîtriser INTERNET, en avoir le monopôle, en connaître toutes les ficelles ! INTERNET est indomptable et n’appartiendra jamais à qui que ce soit.
Les MICROSOFT, IBM, VEOLIA, les STARTS UP, etc …, il y a quelques années, s’y sont attaqués, on en connaît les résultats. Tout comme s’attaqué à LINUX d’ailleurs. Dans le domaine économique, tout le monde est concurrent de tout le monde, des plus petits aux multinationales. Les POP-PUP, SPAM, MAILS n’y changeront rien. Les ROIS sur Internet sont les internautes. À moins que certains prennent les internautes pour des débiles.
Considérer l’INTERNET comme une sinécure, devenir riche en peu de temps est une gageure.
Mais aujourd’hui Internet est incontournable, tant sur le plan business que personnel (communication avec de la famille éloignée, …..).
Internet le don de l’ubiquité, qui raccourcit les distances et accélère le temps.
Ce qui laisse de grands espoirs à tout le monde, espoirs qui n’existent pas dans l’économie traditionnelle, dans le domaine du business, de la communication, de l’information,…
Comme la mer, Internet fait en permanence des vagues, plus ou moins fortes, et c’est à chacun de savoir bien mener son bateau, surtout par mauvais temps, si non le chavirage peut être rapide.
Merci à INTERNET l’inclassable, de nous donner « de l’espace pour s’exprimer », de « l’air pour respirer », de la « vision pour espérer ».