S'abonner: Articles | Commentaires | E-mail
Recherche
Comptes de faits – 1e partie
Une fois n’est pas coutume, je vais parler chiffres. Mais uniquement parce qu’à leur tour les chiffres deviennent parlants lorsqu’on décide de les mettre en perspective. Et en matière de référencement d’internet, la perspective déborde souvent du cadre des 3 dimensions spatiales, quitte à nous faire entrer parfois… dans la quatrième dimension ! ( – musique stressante – fondu au noir – action…)
A tout seigneur tout honneur, Google prend la première place en matière de gros chiffres, et d’une manière générale on pourra retrouver le célèbre moteur en face de chaque valeur un tant soit peu phénoménale. Mais pas que.
- 1 000 000 000 000 (mille milliards !) – selon le blog officiel de Google, il s’agirait du nombre (approximatif) d’URL uniques présentes dans l’index Google. Si on part du principe qu’environ 20 millions de sites sont indexés par le célèbre moteur, ça fait tout de même 50 000 pages par site ! Ca me parait soudain moins réaliste…
- 2 000 000 000 – ce serait le nombre quotidien de requêtes tapées dans Google ; donc puisque nous sommes désormais 1 milliard d’internautes sur Terre, dont 60 à 70% utilisent Google, ça signifie que chacun de nous utilise le moteur de recherches au moins 3 fois par jour. Là, ça se tient davantage.
- 1 650 000 000 : c’est la somme, en dollars, que Google a déboursé pour acheter YouTube en 2006. Enfin, déboursé, c’est un bien grand mot puisqu’il s’agit principalement d’un montant en actions. Autant dire que, pour l’instant, c’est surtout virtuel… comme le modèle économique de YouTube d’ailleurs.
- 684 000 000 : c’est le nombre de personnes ayant consulté Wikipedia l’an dernier, soit un peu moins de 2 millions de visiteurs par jour. Personnellement, je verrais bien deux ou trois moyens intéressants de monétiser tout ça…
- 150 000 000 : ce serait le nombre de profils créés sur Facebook. Est-ce à dire que le fameux réseau social réunit autant de personnes ? Au vu du nombre impressionnant de profils inactifs et d’inscritions ratées, rien n’est moins sûr.
- 100 000 000 : ce chiffre date un peu mais il s’agirait du nombre de vidéos YouTube visionnées par jour. Il est intéressant de noter que le célèbre compilateur d’images animées compterait environ 70 millions de vidéos et que la plus populaire d’entre elles aurait déjà été vue plus de 112 500 000 fois (non je ne vais pas vous dire laquelle, ça risquerait de fausser mes chiffres ensuite
) - 68 000 000 : plus étrange, ce serait le nombre de fois où le mot « Google » est recherché chaque année… sur Google. Je renonce à commenter. (source: keyword tool)
- 10 000 000 : c’est le nombre total d’articles publiés sur Wikipédia. Sachant que le nombre de contributeurs s’élève à environ 75 000, toutes langues confondues, ça représente une production moyenne de 135 articles par rédacteur. Il faudrait peut-être songer à en recruter un ou deux pour Moteurzine…
Ce sera tout pour cette fois. A bientôt pour d’autres chiffres étonnants.
Pour compléter votre lecture :
- A l’époque du conte des comptes du comte
- J’ai quelque chose de coincé dans l’étau
- Panda ou pas panda ?
- Marre de Pandi Panda !
- Internet société participative et participation à la société
- Un jeune homme à la mode
- Homme – machine, avantage au poète du binaire « soumis » à la machine
- Panda, pas Panda, et après ?
- Spam
- E-mailing de masse














vivement la deuxieme partie
Excellent article (comme d’habitude Bruno).
La magie des chiffres ; moi ça me fascine !
Bien éclairés, par un virtuose, un chiffre (et c’est plus facile avec les nombres) dit exactement ce que tu veux qu’il dise. Bien regardés, ils montrent des choses pour les moins intéressantes et là je me lève, avec respect, pour applaudir Bruno en espérant juste que nous ayons là le pilote des 52 épisodes annuels prévus soit le N°0 / 1040 (pour commencer !)
+++ Bravo c’était pas trop long et encore plus intéressant!!!
…3 fois par jour ça veut dire que certains ne l’utilisent jamais?
Bonjour
Bien que je sois inscrit à vos newsletters depuis longtemps, je ne lis que depuis peu de temps l’intégralité de vos articles.
Et concernant Google, je n’arrive toujours pas à trancher entre votre (chroniqueurs et lecteurs de Moteurzine) fascination ou votre méfiance vis-à-vis d’un géant comme Google.
Pour ma part je suis stupéfait de voir à quel point le pouvoir observé chez autrui (Google par exemple) peut encore fasciner… Alors que l’histoire nous apprend qu’il faut toujours être vigilent lorsque ce pouvoir se concentre en une même entité.
En considérant (par une ridicule interpolation) que la quasi-totalité des informations du net transitent (virtuellement) par un unique moteur de recherche, dirigé par un seul homme (même si les décisions incombent à quelques dizaines de personnes). Suis-je parano, si je vous suggère l’ENORME risque qu’un jour cette information « libre » ne soit intégralement censurée ?
Lorsque l’on observe le bug du 2 février 2009, je me permets un lien exposant fort bien l’incident (http://www.net-stream.fr/outpage.php?s=21&id=50857) , il en ressort de l’usage déjà établi d’une liste noire de sites automatiquements bloqués…
Je caresse donc déjà l’espoir que les nombreux autres moteurs de recherche puissent rester dans la course ce qui nous assurerait une plus grande assurance d’une véritable liberté d’expression.
J’en profite au passage, même si je suis comme pour Google surpris de la quasi divination que vous portez tous à Bruno, (je suis certain que Bruno ne le prendra pas mal…) de souligner pour moi l’énorme erreur de se moquer que le mot Google soit autant de fois recherché sur Google !
En effet pour ma part cela me rassure d’apprendre qu’il y a ce nombre (sans doute insuffisant) de requête pour en apprendre plus sur cette pieuvre. Car pour l’instant il n’y a que sur Google que l’on peut obtenir autant de lien (2 730 000 000) sur Google…
J’aime beaucoup cet article, Bruno… vivement la suite !!!
Bonjour
Pour Brice : j’avoue ne pas avoir tout-à-fait saisi le sens de la phrase qui parlait de « divination » à mon égard. Je doute que les lecteurs de Moteurzine se soient amusés à prédire mon avenir… Toutefois, si vous vouliez parler de « divinisation », ce n’est pas moi qui risque de mal le prendre (encore que ça aurait plutôt tendance à me géner puisque ce n’est pas le but recherché) mais plutôt les autres commentateurs dont vous réduisez les interventions à de la simple et naïve idolâtrie. D’autant que je n’ai pas eu le sentiment que tout le monde était d’accord avec moi à chaque fois. Et c’est tant mieux.
Pour tous les autres : ne faites pas attention au perturbateur hérétique sus-nommé et continuez sans faillir à sacrifier des vierges en mon nom. J’accepte aussi les dons, offrandes et toutes autres manifestations pécuniaires de votre adoration
)
Pour ma part, regarder avec respect une démonstration artistiquement taillée à la serpe (un concept assez subtil) est assez loin de la divination…
A l’image de l’épitaphe de N.Kazantzakis : Je ne crains rien. Je n’espère rien. Je suis libre. (ce qui est fondamentalement une entrave à la divination)
Je fais mon mea culpa, j’ai en effet commis l’erreur d’écrire divination au lieu de divinisation…
Et désolé de vous avoir (Bruno et les commentateurs) donné l’impression de vous juger de naïveté, c’est juste que j’étais surpris de ne voir que des « youpi les chiffres et leur analyses sont géniales » alors que je trouvais justement que l’analyse de ces chiffres ne fouillaient pas assez ce qu’ils sous tendent.
J’aurais vraiment, puis-je encore l’espérer ?…, vous voir davantage réagir sur ce que je crains du monopole de google. L’incident cité me paraissant suffisamment révélateur.
En clair si nous pouvions accorder moins d’importance à la forme, pour en gagner dans le sens.
Merci par avance de m’accorder le temps d’une réponse à mes interrogations, même si je ne vous propose pas en échange le sacrifice d’une vierge.
Tu as une pas vierge, à sacrifier, sous la main ?
Le monopole de Google est un fait. Ce n’est pas « 1984″ et peut-être bien pire ; plus insidieux.
Google est en place avec toute la puissance financière (des chiffres ?) pour acheter ou museler toute tentative de seulement suggérer une possibilité de lui grappiller quelques pour-cent de son hégémonie. (Monsieur Porte, le créateur de Fenêtres, ne s’est-il pas lamentablement planté ? Ce n’est pas forcement un imbécile, loin de là, et les moyens il les avait)
Google contrôle déjà les revenus de ceux qui vendent sur Internet qui par la-même ne peuvent vivre qu’en lui achetant de la publicité ; le contrôle économique est en place et va s’aiguiser autour de « tu m’achètes des espaces ou tu crèves ». Cette situation de vivre d’Internet ne va que s’étendre. Cela encore ne me gêne que moyennement : business is business et mes idées personnels sont plutôt… (Ce n’est pas le sujet).
Mais si une boîte crève et qu’elle employait x personnes, ces x personnes ont perdu leur emploi.
LE DANGER 1 : ils ont en main le contrôle de l’information, des idées, de la pensées. La recherche d’un renseignement, d’un concept politique ou philosophique, recherche sur un fait historique, recherche sur… C’est si facile sur Internet. On a brûlé les livres !
Et là c’est pire que tout…
Voilà ce que moi, un pessimiste qui ne détient pas la parole de l’évangile, « je crains du monopole de google » (j’ai droit à ma vierge ?).
Je m’en retourne au fin fond du bronze moyen en Méditerranée orientale (ils avaient leurs soucis aussi) et peut-être me fera-t-on la suggestion d’y rester ???
C’est amusant de voir que ceux qui dénoncent l’hégémonie de Google en soulignent tellement l’omniprésence. Comme si on ne pouvait pas s’en passer même avec beaucoup de volonté.
Sérieusement, il faut faire attention, a la référencabilité de son site, à être inclus dans l’index, puis oublier le moteur de recherche pour se consacrer à autre chose de plus intéressant : Le visiteur (dont certain ici vont bientôt dénoncer l’hégémonie et la toute puissance).
Bref on peut très bien vivre sans subir les humeurs de Google : Il suffit de savoir communiquer (« on » et « off » line).
J’ai besoin d’environ 1’000’000 de visiteurs/mois.
Au mieux 10% environ par liens annuaires, « inter-sites », Wikipedia, Facebook, etc., 5% au mieux par des outils de recherche « non Google ». Grand naïf je jugeais ces chiffres comme « considérable ».
Cela n’enlève pas la moindre unité aux 800’000 pèlerins que je dois convaincre à visiter un ou l’autre de mes temples, histoire de survivre dans ce monde de bruts.
Merci oh Grand Google pour ce don mensuel que tu veux bien accorder à ton humble disciple !
Je « subit les humeurs de Google » en première ligne ; 99,99 % de mon travail est de les adoucires, les aplanir, les esquiver.
Là je me dis qu’un membre de ce forum va développer un peu plus précisément ses moyens de faire déjà 500’000 visiteurs/mois sans Google et j’entrevois des horizons…
Dans l’attente de ces révélations je m’en retourne à tenter de cerner la datation de l’explosion de Théra ; vers 3’600 ou vers 3’500 BP ?!? (C’est bien plus important que cela en ait l’air)
A mon sens les requêtes de Google sur le mot Google, le son pour trouver ses services, vu la multitude de ceux-ci.
Impressionnant ces chiffes! il est vraie que sans réelle analyse, on peut leur faire dire n’importe quoi! Merci, Bruno, pour votre réalisme et humour en les commentant! Bonne weekend à tous.