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Les réseaux sociaux auront-ils la peau de Google ?

Les responsables de Google l’ont dit encore récemment : Facebook, Twitter et tout ce qui ressemble de près ou de loin à des applications de réseau social, ça ne les intéresse pas. Ou pas vraiment. Ou pas encore… Pourtant, il semble que ces derniers soient en train de grignoter peu à peu l’empire du géant. Mais pas en occupant son marché, non. En le rendant obsolète.

La recherche en ligne obsolète ? On aura tout lu ! La recherche centralisée est aujourd’hui devenue tellement évidente aux yeux de la plupart des internautes (et même des professionnels du Web) qu’on n’imagine même pas qu’elle puisse un jour disparaître.

Et pourtant…

Mardi dernier, un rapport du bureau d’analyse Pali Research laissait entendre que les réseaux comme MySpace étaient mal pris en charge par Google, avec pour conséquence première une baisse significative des recettes publicitaires pour le géant de la recherche. La faute à l’algorithme de Google, semble-t-il, qui n’aurait pas été programmé pour « reconnaître » de manière efficace les comportements de « recherche sociale ». D’ailleurs, le même bureau d’études avait déjà fait la même remarque en juillet dernier. En vain. Google ne prendrait visiblement pas la mesure du problème.

Pire encore, il semblerait que Google ne tienne tout simplement pas compte de ladite recherche sociale.

Mais c’est quoi, la recherche sociale ? C’est tout simplement le fait pour les internautes d’axer leurs recherches en priorité sur les individus, et non plus sur des mots clés. Une fois les bonnes personnes trouvées, l’usager va alors orienter sa navigation en fonction de ce que ces mêmes personnes auront mis en avant dans leurs commentaires, sur leur page personnelle (Facebook par exemple) ou encore sur leur blog.

Et avec l’essor des réseaux sociaux aujourd’hui, nous sommes tous plus ou moins devenus prescripteurs, orientant la consultation de ceux qui s’attachent à notre avis sur tel ou tel site, telle ou telle fonctionnalité, telle ou telle ressource. De nouveaux maillages d’information sont donc ainsi en train de se constituer, chacun de nous reprenant des éléments trouvés auprès de ses contacts et les redistribuant à sa propre « liste d’amis ». Twitter est d’ailleurs en cela un formidable vecteur qui allie la dynamique d’un réseau en temps réel à la nécessité d’aller droit au but compte tenu des possibilités réduites d’expression (autant de caractères disponibles qu’un SMS). Sans compter que tous les réseaux sont basés sur le principe de l’affinité, de l’adhésion aux mêmes préoccupations ou aux mêmes objectifs. Par conséquent, les informations qui transitent d’un individu à l’autre gagnent naturellement en pertinence et surtout en crédibilité, du simple fait que chacun sait de qui vient l’information.

Le résultat de tout ça, c’est que de plus en plus de gens accèdent à du nouveau contenu en ligne sans désormais passer par les moteurs de recherche. Autre conséquence : sur les sites de réseau social, la publicité a de moins en moins d’impact auprès des internautes, court-circuitée par les liens et les recommandations des utilisateurs. Celui qui risque de pâtir de tout ça au final, c’est bien Google, qui pourrait bien voir sa fréquentation accuser une baisse simultanée à celle de ses revenus publicitaires.

Certains en viennent même aujourd’hui à prédire une nouvelle ère numérique à compter des années 2010. Une ère sans Google…

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  1. Je ne pense pas que les réseaux sociaux peuvent remplacer entièrement un moteur. La recherche par moteur de recherche est plus rapide et plus exhaustive que celle des réseaux sociaux.

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  2. Bonsoir,

    j’ai le sentiment que tous ces réseaux sociaux emprisonnent les personnes dans un cercle. Il est vraie que se retrouver avec des gens de mêmes affinités c’est sympa, mais quand est-il de la diversité? Nous pouvons beaucoup apprendre de gens, ayant une façon d’être différente de la notre? Que nous le vivons d’une manière positive ou négative. Je suis sur facebook, je me connecte 1 fois toutes les 4 à 6 semaines(car une personne veut être mon ami(e).
    Sur Google j’ai une impression d’immensité, d’avoir en quelques clic un puits de connaissances, c’est enivrant. Sans Google je n’aurez pas connu MoteurZine et je prend plus de temps à lire vos commentaires que ceux qui sont écrits sur mon mur! Enfin, il en faut pour tous les gouts. ;)

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  3. Bonjour

    je n’irais pas jusqu’à prédire la dispration de Google, mais le fait est que cela grignotte tous les jours.

    En terme de comportement, et pour repondre à Carla, il s’agit d’une action humaine. Retrouvez VOS vrais amis sur FB, et vous constaterez qu’avec un peu d’action que le phenomène de recherche sociale est bien plus efficace et pertinent que la recherche d’un credit de consommation sur Google. Car vos amis (les vrais) soignent leur relation. Google ne vous soigne pas, il vous fourni une information certes pertinentes sur un plan mathematique, algorytme et dollars, mais sans aucune bienveillance de type humaine.

    J’en conviens cependant à Tom la recherche Google est plus rapide … mais est-ce que je préfère les bienveillance de mes amis ou la rapidité de Google ???

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  4. @Gilbert :
    Imagine alors si tu as des amis bienveillants ET rapides ! :-D

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  5. :) ils le sont :D

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  6. Il ne faut peut-être pas trop s’écarter du sujet…

    Aujourd’hui différents acteurs du web ont choisis des stratégie différentes pour faire du business.

    La question première de toutes entreprises qui fonctionne n’est pas « es-ce que mon produits est bon? » mais plutôt « Comment vais-je vendre mon produit? »

    Toute la subtilité est dans ces deux expressions et il faut le garder à l’esprit.

    Je ne sais pas qui sont vos amis sur facebook mais pour ma par il ne trouve pas d’informations pertinentes. Ok pour tous se qui est connerie je suis servie. Mais pour le reste… Il n’arrive que très rarement d’avoir de bonnes surprises. (raisonnement facebook : penons une bande de pote dégénérés qui vont trouver drôle de s’exhiber et servons nous de la base de données pour faire de l’argent)

    Google n’est pas un outil parfais mais il permet de répondre rapidement à un très grand nombre de questions. Ils ont choisit un modèle de souveraineté, ou les intellectuels décident comment et quoi choisir en priorités. On pourra critiquer le manque d’humanité. (raisonnement google : On va prendre tout un tas de personne jugée d’une intelligence mathématique supérieur et leurs demander de définir ce qui est bon et moins bon. Bien sur la meilleur place peut toujours être acheté!)

    On peut évoquer la mutation perpétuelle des outils disponible sur la toile. Un publique de plus en plus capricieux. Mais on ne peut pas parler de la fin de l’une ou l’autre des parties. Il y aura de la concurrence tant qu’il y aura une économie capitaliste…

    Malheureusement je n’ai pas mieux en stock pour le moment…

    Qui sais… L’avenir nous réserve sans doute des surprises pleine d’innovations et de rebondissement.

    Carpe diem

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  7. François Van Steenacker dit:

    Les réseaux sociaux, pour le people, les petits potins d’accord. Pour les recherches sérieuses ???
    Comparer face book avec google, c’est comparer france dimanche avec sciences et vie.

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  8. Je suis globalement d’accord avec ce billet, même si le niveau de perte au niveau du volume de search est matière à discussion.
    2010 témoignant du début de la fin pour Google ? Hmmm, je crois que c’est prématuré. Le monstre possède beaucoup de ressources! En plus, il est loin d’être dupe. D’ailleurs, je me rappelle la lecture du document destiné aux investisseurs qui expliquait clairement que la domination ne durera pas. Sauf que Google voyait le danger venir de la concurrence (Microsoft, Yahoo!), alors qu’elle s’est désintégrée sans livrer bataille.
    Après tout, Google est loin d’être le meilleur agent qualifiant puisque c’est un algorithme qui ne pourra jamais être aussi performant qu’un autre agent qualifiant : notre réseau d’influence.
    En tout cas, ce recentrage sur l’utilisateur et une certaine diminution du Google Power n’est pas pour me déplaire.

    PS: vilain le nofollow dans les commentaires! Ce n’est pas digne de MoteurZine ;)

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  9. J’aime bien la réponse de Carla. Tout à fait d’accord avec elle.

    Je doute fortement que les réseaux sociaux ne représentent une entrave pour les moteurs de recherche et leurs liens sponsorisés. Les réseaux sociaux ne sont pas des supports publicitaires valables, et ne le seront probablement jamais. Et ils ne relaieront pas les supports publicitaires existants.

    Quant aux fameux « amis » qui sont-ils? Sur Facebook, je ne connais même pas la plupart des miens (mais j’ai la flemme de les retirer). Et vous pensez que c’est à ces gens-là, le jour où je suis dans la dèche, que je vais demander conseil pour trouver un organisme de prêt? Et que je vais annoncer fièrement à tout le monde: Eh, les mecs, j’ai plus un rond, ma petite amie est partie avec la caisse!

    En outre, pour les conseils, il n’y a rien de pire que les amis. Trop tendance à se projeter: le conseil qu’ils donnent ne s’applique qu’à eux-mêmes, pas à vous.

    Sur sur Facebook, vous avez déjà trouvé un seul billet plus ou moins personnel ou intime? Moi, jamais. De la frime, oui.

    Moi, j’aime bien les forums, que je trouve à travers les moteurs de recherche. Si je veux acheter une imprimante, je vais d’abord aller lire ce qu’en disent des utilisateurs anonymes. Et ensuite, toujours à travers les moteurs de recherche, j’irai sélectionner le vendeur à qui je l’achèterai.

    Twitter est différent: il diffuse de l’info en regroupant des « followers » qui ont un même centre d’intérêt (enfin, en théorie, parce que pour une question de renvoi d’ascenseur, vous vous mettez à suivre les gens qui vous suivent, ce qui constitue un magma incroyable, très loin d’un outil qui permettrait une pub ciblée). Et que de temps perdu…

    Si l’on veut aller vite dans ses recherches, si l’on veut de la richesse d’information, les moteurs sont incontournables. Si l’on veut traîner sur le web parce qu’on n’a rien de mieux à faire, je conseille les réseaux sociaux.

    Je ne parle même pas de Viadeo (dont je vire systématiquement les mails à la corbeille) et qui me génère quasi automatiquement un « réseau » composé de gens avec qui je n’aurais même pas envie d’aller boir un demi.

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