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Comment Google chutera

Mais qu’est-ce qui va faire disparaître Google ? Par un document, FaberNovel, société dédiée à l’innovation, tente de répertorier tous les risques qui se trouvent sur le chemin de Google. Pour chaque danger identifié, une évaluation de la probabilité que cela affecte le moteur est indiquée, faible, moyenne, élevée. Vous y trouverez aussi, un facteur temps. Cela devrait arrivé à court, moyen ou long terme et l’effet de la menace est aussi évaluée. Impact faible, moyen, élevé. Une étude à ne pas louper pour les passionnés de prospectives.

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Pour compléter votre lecture :


  1. J’aime beaucoup les analyses matricielles de ce type, style « Boston Consulting Group ». Elles me rappellent mon adolescence étudiante. Elles sont à la fois vraies et fausses.

    Vraies parce qu’elles prennent en compte des critères pertinents, fausses parce qu’elles en omettent.

    La pertinence d’un critère est fonction du temps. Exemple pratique: les patrons de boîtes qui ne s’en sortent pas trop mal aujourd’hui, parce qu’ils ont su raison garder en période d’euphorie, et que l’on encense pour avoir maintenu l’emploi dans leur entreprise auraient probablement été virés l’année prochaine si la crise n’avait pas eu lieu, pour la faiblesse de leurs résultats.

    Et puis les systèmes complexes ne se dévoilent pas en douze ou treize critères. Bien sûr, il faut bien que les consultants en stratégie vivent. S’ils racontent des choses trop compliquées ou trop floues à leurs clients, ils ne seront jamais payés. Quand vous allez voir votre voyante et qu’elle répond « je ne sais pas », vous lui donnez un pourboire?

    J’ai entendu tellement de bêtises dans ce domaine. Le fameux club de Rome des années 70 , composé des économistes les plus éminents, qui prévoyait la croissance Zéro, alors que nous étions dans les 30 glorieuses… Je ne parle pas des gens qui nous serinent aujourd’hui un réchauffement planétaire qui n’existe pas. Mais il est vrai qu’ils sont stipendiés par l’industrie qui profite de la vague écologique.

    La véritable donnée est que l’évolution se fait par sauts, ou percées: aussi bien dans le domaine de l’informatique, de l’automobile, de la distribution, des sciences dures (physique, maths) etc… et qu’en plus on ne sait pas quel autre nouveau domaine va tirer l’économie dans les années à venir. L’exemple est typique de Google qui se bâtit un empire sur des terres émergées depuis 20 ans au plus.

    Dans la Silicone Valley, on appelle ça le NBC (Next Big Change). Tous les wizards essaient de le prévoir. Mais c’est assez difficile. La seule chose que nous sachions réellement est que l’horizon prévisible se rapproche. Le temps économique s’écoule de plus en plus plus rapidement. Les plus grandes fortunes actuelles se sont bâties en 30 ans. Au moyen âge, il en fallait 500, au XIXème 100 peut-être.

    Je ne veux pas préjuger ne serait-ce qu’une seconde de l’avenir de Google.

    Il y a une histoire vraie et récente (relativement) que je trouve très éclairante, sur ces brusques revers de paradigme, si l’on veut bien me pardonner cette expression alambiquée. Steve Jobs, fondateur d’Apple, détrôné par le noyau dur de ses actionnaires, qui reprend le contrôle de sa société quelques années plus tard. Parce qu’entre temps, il a su pressentir le fameux NBC que les autres ont ignoré. Et qu’il apporte à Apple de l’avoine fraîche.

    Mais lui, c’est sûr, c’est un vrai wizard.

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  2. Bonjour M.Besson,

    Cette étude est intéressante car elle a l’avantage de résumer les menaces qui pèsent sur Google. Je ne pense pas que cela doit dépasser ce cadre.

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  3. A Thomas

    En premier lieu appelez-moi Michel si cela vous convient.

    Bon, on va donc parler de G et de ses Adwords, source principale de leurs revenus.

    Aujourd’hui, j’ai eu deux surprises: j’ai été sélectionné pour répondre à un questionnaire adressé à certains clients d’Adwords. A y regarder de plus près, je me suis rendu compte que certains mots clé, dont je n’avais pas modifié l’enchère, étaient passés de la troisième à la première page des SERP.

    De quoi je déduis:
    G est dans la merde eu égard à la baisse foudroyante de l’activité économique.
    G s’intéresee aux « petits », dont les avis lui semblent utiles pour définir une tactique de réaction: pas con – il doit subir la règle des 80/20 voire des 90/10.
    Si les prix d’ Adwords s’effondrent c’est que G va gagner beaucoup moins de sous.

    Au regard de tout ça, Google apparaît comme une boîte extrêmement réactive. Et menacée, comme toutes les autres. Pas menacée de disparition, ils sont beaucoup trop vifs. Mais menacée dans sa croissance, voire obligée à gérer sa régression financière.

    Si dans un an Google pèse beaucoup moins lourd sur le marché boursier, ils auront plus de mal à gérer leur croissance externe. Mais si, comme je le crois, il sont très malins, ils peuvent en tirer un immense profit. A eux de choisir leur chemin dans le dédale.

    C’est un peu ce que je voulais dire dans mon post précédent, que vous n’avez pas semblé apprécier: l’avenir d’une société, aussi performante soit-elle, est liée à des facteurs environnementaux, manageriaux, etc… aussi imprévisibles que le météo à 6 jours. C’est la raison pour laquelle les Cassandre me font rigoler. Surtout quand il s’agit de consultants.

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  4. Michel,

    J’ai apprécié votre commentaire mais je reste sur le fait.

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  5. Ce qui fait qu’une grande entreprise survie est la gestion des risques. ( en plus de la vampirisation du marché de ses concurrents )
    Je ne vois pas dans votre étude de notion de gestion des risques.

    De plus il vous manque une autre notion (cœur de mon métier):
    Ce qui fait que google « fonctionne » est sa pertinence.
    La qualité des résultats est la clé de leur trafic et donc du trafic qu’il « détourne » vers des services tiers. ( Remarquez : le lien vers chrome qui se promène sur la page en recherche de clic ! )

    Si google dois subir une défaite, je pense qu’elle sera due à une évolution « du web » sur des contenus 100% dynamique et dont le contenu textuel disparaitra.

    On reviendra alors à une mise en avant du lien et dans ce cas les « spamers » prendrons les places face à la pertinence. Et les internautes risquerais de se re-orienter vers de nouveaux moteurs de recherche et leurs autres services … et ainsi perdre petit à petit leur place de leader.

    C’est pour la pertinence que nous ( les internautes ) avons quitté Yahoo qui avais le marché , avant, il n’y a pas si longtemps !
    Je pourrais peu être m’avancer , mais je pense que c’est également le problème de MSN/Live.

    mon activité : Spécialiste marketing Internet / Search Engine Optimisation ( d’où cette remarque qui je l’espère vous semblera très pertinente .)

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  1. Le Blog du Noroît » Google n’est pas invincible - [...] sur MoteurZine.com Cet article a été écrit par Michel RECHER, le 31 mars 2009 à 13:22. ...

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