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Imaginons un nouveau média

Imaginons un média où la très grande majorité des informations soient facilement et gratuitement disponibles. Imaginons un média multiculturel ouvert à toutes les opinions, un média qui s’enrichit de millions de lignes chaque jour.

Imaginons un outil propre à découvrir dans ce monde d’informations planétaire toutes les réponses à nos questions, à nos demandes, à nos besoins, à nos envies, à nos aspirations. Imaginons un outil aussi efficace que gratuit capable de nous guider dans les arcanes de ce média.

Nous voilà dans le monde merveilleux du World Wide Web assisté par les moteurs de recherche…
Nous voilà dans la Toile mondiale conduit par les moteurs de recherche…

Deux phrases pour exprimer la même chose ? Relisez-les attentivement… Assisté dans un monde merveilleux ou conduit dans une toile ?

A l’origine le Web est développé pour faciliter la communication entre les universités (sous l’œil concupiscent des militaires). Les commerciaux ont vite saisit son intérêt. La voie royale du « tout-public » est ouverte. Une dot-com bubble plus tard, un moteur de recherche accède au premier rang de ces outils propres à nous y faciliter la vie et met en place sa propre technique afin de rentabiliser sa technologie.

En 2009 notre média planétaire est très largement en main d’un commerce assez loin des aspirations des altermondialistes (étrangement discrets sur ce point). Reflet de notre société : petites arnaques ou montages plus subtils y sont présents comme d’autres délits plus graves à l’image de ce qu’il peut se passer au coin de votre rue.

Dans le monde francophone un outil de recherche a prit une place prépondérante, une place beaucoup plus importante que dans le monde anglophone et ceci malgré ses origines.

Cet outil de recherche d’origine américaine a aujourd’hui une influence certaine sur l’économie. Récemment, ses dirigeants ont reconnu avoir modifié les résultats livrés par son algorithme afin de « restaurer la confiance », c’était pour la bonne cause, c’est pourtant déontologiquement absolument inacceptable. Peu ou pas de réaction à un test « grandeur nature » sur les limites à ne pas franchir ; ces limites ont donc été repoussées très loin au-delà de l’horizon. Tout est donc permis aujourd’hui afin de soutenir l’économie américaine sur la Toile, la plus proche de la bonne cause vue de Californie.

La culture, la pensée est aussi influencée par l’architecture des résultats. « C’est dans le journal » donc c’est vrai a vécu, place à « c’est dans les premiers résultats sur xxx » c’est donc plus juste que la théorie de la page 948 sans évoquer celle de la page 5429. C’est vrai que l’information tue l’information, surtout si elle ne peut être traitée que dans les limites d’un pauvre cerveau humain. C’est donc vrai que nous nous limiterons tous à analyser, plus ou moins sérieusement, quelques premiers résultats et sur des critères assez limités ; facile d’en tenir compte et, « pour la bonne cause », privilégier un courant ou un autre. Les critères seront principalement anglo-saxons, nous sommes latins, libéraux, nous sommes majoritairement plus modérés en Europe, chrétiens protestants, là aussi…

Cela en fera sourire plus d’un mais les leçons de l’histoire sont incontournables, au cas où une prise de contrôle plus musclée serait envisagée, imaginez, correctement traitée, la source de renseignements, la base de donnée, que représente les recherches faites, les messages envoyés ?

Le concept même du Web en fait le meilleur média (ou le moins mauvais mais c’est déjà ça).

Le problème est du côté des outils propres à s’y retrouver et là la situation est critique. Le tiercé de tête, en part de marché, est clairement et planétairement américain.

La seule solution serait l’émergence d’un outil de recherche européen performant (perverti par des intérêts européens). Là on ne risque absolument rien dans les dix prochaines années. Les Etats-Unis sont actuellement dirigés par un homme extrêmement sensible aux nouvelles technologies et à leur pouvoir, en Europe nous avons une brochette de chefs d’états au prise avec des intérêts par trop divergents et souvent préoccupés par des soucis parfois, souvent, à la limite du ridicule.

Je ne suis pas très optimiste et vais m’en aller lire un peu d’Eric Arthur Blair même si… Mais c’est une autre histoire.

Le 17 juin 2004, jouant les Faust, j’entre dans le giron de Google dans le cadre d’aspirations plus contemplatives. Aujourd’hui la liberté, mon Graal, est acquise particulièrement par l’intermédiaire de l’une de mes trois petites entreprises ; celle qui n’a pas besoin de client et me fait vivre de la fantaisie du moment. Les deux autres me permettent d’explorer de nouveaux horizons, et d’y travailler, à moindre frais.

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Pour compléter votre lecture :


  1. J’ai écrit un post assez court sur Facebook qui dit en gros: si Staline avait disposé de Facebook ( ou du web en général) , il serait toujours au pouvoir. On ne saurait même pas qu’il est mort – le web permet de modifier le passé à la convenance de celui qui publie. Plus besoin dans le cas des russes des années 30 de trafiquer les photos officielles pour en éliminer les personnages tombés en disgrâce. Il leur aurait suffi de changer leur album , les comptes-rendus de leurs meetings politiques, etc… Le web est un outil à faire mentir le passé. Et un petit coup de « non-follow » fait tomber l’ancien dans l’oubli.

    Il y a pire: je me suis amusé à me balader sur les sites qui diffusent des vidéos: vous les connaissez. Et là, vous perdez totalement vos repères – il n’y a plus de réalité. Impossible de faire la différence entre une image vraie et un montage. L’image vue vous apporte une information, en même temps qu’elle crée dans votre esprit rien moins qu’une grande confusion: vrai, faux, probable? Le véritable problème est qu’elle laisse sa trace dans votre mémoire, et que dans 6 mois ou un an, si cette même image ou information vous traverse l’esprit, vous ne la considèrerez plus comme dotée d’une certaine probabilité de réalité mais comme un souvenir. « J’ai lu ou vu quelque part que… ».

    Tout ça nous amène à votre réflexion sur la manipulation des résultats sur « la crise » dont Google se serait rendu coupable, en commettant le crime de modif d’algorithme.

    Bien petit crime au regard de ce que notre société hyper médiatisée est capable de produire en matière d’information. La plus grande responsabilité en revient bien évidemment aux journalistes et autres ferments médiatiques, qui ont toujours, mais chaque jour davantage, été des marchands de peur.

    Il y a cinq ans, on a essayé de nous terroriser avec la « vache folle ». Il y a deux ans, avec la grippe aviaire. Aujourd’hui, avec la grippe porcine ( 66 morts pour la grippe porcine – notre bonne vieille grippe souche A en tue 250 à 500.000 chaque année de par le monde).

    Les paparazzi prennent globalement l’humanité pour une bande de cons. Il faut dire malheureusement qu’ils n’ont pas tout à fait tort.
    Alors quand Google trafique quelque résultats pour empêcher des abrutis de céder à la panique, j’absous (je sais que vous appréciez les références à la religion et il est vrai que la croyance en Google relève un peu de ce domaine).

    En vérité je vous le dit, le web permet des crimes bien plus graves.

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  2. Très résumé : je dirais que dans la situation actuelle dans les pays de droit, en premier lieu en blanc en image d’entête de http://www.rsf.org/IMG/pdf/rapport_fr-2.pdf, tout un chacun peut dire ou manipuler, il n’y a plus besoin de moyens considérables, c’est déjà ça…
    Maintenant il faut que ce blanc s’étale et moi je n’absoudrais en aucun cas, sous aucun prétexte, une manipulation musclée (par musclée j’entends par un groupe de plus d’une personne…). Le moindre dérapage doit être dénoncé, les manipulateurs mis au banc, juste pour en éviter une multiplication exponentielle.

    La démocratie n’est pas sans défaut mais elle mérite, elle doit être défendue pied à pied. J’ai plus de respect pour mon ennemi politique que pour celui qui n’en a rien à faire. La démocratie et ses corolaires, liberté d’expression en premier lieu, ce cadeau, a été déposée sur bien trop de cadavres pour la considérer comme normale et acquise.

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  3. Cela n’a rien à voir avec le démocratie, il est question de la dérive de l’information dans notre société. Et à franchement parler, excusez-moi de le faire en ces termes, il n’y a plus que les imbéciles qui ont des ennemis politiques. Les autres parlent entre eux.
    Et les morts d’antan, il y en a eu au moins autant dans ma famille que dans la vôtre, laissons-les reposer en paix. Ils n’étaient pas responsables de la connerie de leur temps.

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  4. Il est de plus en plus souvent agréable et rassurant de passer pour un imbécile…

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  5. Les leçons de l’histoire sont incontournables,une prise de contrôle plus musclée serait envisagée, imaginez, correctement traitée, la source de renseignements, la base de donnée, que représente les recherches et les messages …

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  6. nous avons une brochette de chefs d’états au prise avec des intérêts par trop divergents et souvent préoccupés par des soucis parfois, souvent, à la limite du ridicule.

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  7. En relisant ce vieux billet, je m’aperçois que j’ai été assez grossier dans ma réponse. La tienne a été parfaite.

    Mauvaise humeur ce soir-là? Très possible.

    En fait, j’ai surtout mal exprimé ce que je voulais dire.

    Dans les années 30, 40, l’on avait des ennemis politiques. Les rouges contre les noirs, en gros. Mais nos démocraties occidentales, en 50 ou 60 ans d’histoire, ont gommé ces différences. P;us personne n’a d’ennemi politique, plus personne n’est capable d’aller ficher une bombe au quartier général de son adversaire. Tout au plus un pamphlet dans quelque journal du soir. Que l’on soit de gauche ou de droite, (et d’ailleurs y a-t-il encore une différence?) tout le monde adhère à une sorte de pensée unique. La formule n’est pas mienne.

    Il n’y a que des anars comme toi et moi pour en souffrir. Pas de l’absence d’ennemi, de l’uniformité.

    Nos petits pays hyperprotégés ne forment pas la grande masse de la population mondiale. Il y a des endroits où il ne fait pas bon vivre, plus nombreux que ne le pense le joueur de Loto moyen. Donc, puisque nous sommes toi et moi probablement infichus de sauver la planète à nous deux, contribuons à l’harmonie de notre jardin européen. Et c’est vrai que le jardinage est une tâche de longue haleine. Même chez nous.

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