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Au mois d’avril ne te découvre pas d’un fil, au mois de mai je te hais
Mais pourquoi tant de haine dans ce titre, me direz vous ? Et bien parce que la situation économique et financière s’enlise. Certains acteurs économiques commençaient à percevoir la fin du tunnel.
Qui ça ?
Il parait qu’au mois d’avril les prix de l’immobilier ont augmenté de 1% dans l’ancien et dans le neuf. C’est une super nouvelle, ça !
Je ne vais pas les nommer mais c’est une grande enseigne dans l’immobilier qui a donné cette statistique (la FN*IM). Cette même enseigne qui annonçait il y a un an que l’immobilier se portait comme un charme et que la hausse allait ralentir, mais qu’elle ne s’arrêterait pas.
Maintenant je vais dénoncer un peu, c’est ce que je préfère ^^
La prime à la casse, excellente mesure pour relancer la vente de voiture neuve, a relancé le secteur automobile depuis 2 mois.
Donc tout va bien dans l’automobile ?
Il me semble que si l’on arrête cette mesure subitement, les ventes des voitures neuves s’écrouleront. On a déjà vu dans le passé avec la baladurette et la jupette, l’effondrement des ventes dès que la mesure était arrêtée.
Aujourd’hui le défi des politiques sera de lisser cette baisse sans pour autant replonger dans le marasme les constructeurs automobiles. Peut-être faudrait-il que les constructeurs pensent par eux-même de l’évolution de ce marché et qu’ils arrêtent de devenir des assistés.
Certains osent dire que l’on aura toujours besoin de voitures et de téléphones et que ces secteurs ne risquent rien.
Effectivement pour les telecoms, je partage cette théorie pour les 10 prochaines années, par contre ils nous prennent vraiment pour des vaches à lait.
Ils ont commencé par nous faire payer la hotline à 10 euros la minute (j’exagère légèrement), le prix des forfaits ont tendance à continuer leur hausse (surtout lorsque l’on choisit un abonnement contenant la 3G illimité). Pour les dépassements de forfait, c’est un peu comme les découverts à la banque, ils se servent et nous envoient ensuite la facture (le RIB sert aussi à cela).
Que font les politiques ?
Ils nous parlent des antennes relais, ils nous parlent d’un quatrième opérateur, ils se gavent surtout sur notre dos ^^
Quelqu’un m’a dit que le prix du pétrole trop bas c’est mauvais pour l’économie, je vous assure que ce n’est pas Carla, c’était son mari. Le prix du pétrole trop bas empêche de lancer des projets d’investissement et de gisement trop cher.
D’un autre côté le prix du pétrole trop élevé empêchent les consommateurs d’en acheter.
Donc si je poursuis jusqu’au bout ce raisonnement, ils veulent continuer encore pour quelques décennies de nous vendre du pétrole. Si vraiment c’était la fin, du pétrole (pas du monde) on essayerait peut être de s’interroger sur la nécessité de chercher à exploiter des gisements de pétrole à 100$ le baril.
Si je comprends bien on va exploiter le pétrole existant jusqu’à la dernière goutte quitte à le vendre 500 ou 1000$ le baril. L’avenir des matières premières est vraiment tout rose … ou plutôt tout noir.
Sinon quoi de neuf au mois de mai ?
Facebook vend 2% de son capital contre 200 millions de dollars, cela ne me remonte pas vraiment le moral mais il fallait le citer. Facebook ne gagne pas d’argent mais il pense déjà à rentrer en bourse.
Il est évident qu’une communauté de 200 millions d’utilisateur qui a doublée, cela valorise Facebook à 10 milliards de dollars.
Avant hier Myspace, hier Facebook, aujourd’hui Twitter… convoitisent les plus gourmands.
Pour compléter votre lecture :
- J’y pense et puis j’oublie
- Historique de Meetic et Iliad
- La finance folle
- Un nouveau krack pour demain ?
- 2011 Impôts, Inflation et placements financiers
- La fin de l’euro, un mythe ou une réalité ?
- L’énergie au prix de l’or !
- La guerre mondiale des monnaies
- L’immobilier en flamme
- Actualité financière de mai 2010














bonsoir,
c’est bien vrai et c’est même bizarre que ça se ressente ainsi. je suis commerçant et le mois d’avril a été excellent par rapport aux autres mois. je me suis dis comme tout le monde : ça y est c’est fini. des clous le mois de mai a tout gaché et en grande quantité.et vu qu’on est en fin de mois , impossible de remonter.
Tout le charme de la communication par l’orientation de l’information du couple « économico-politique » (ou politico-économique, je ne sais plus trop).
Il manque, peut-être, le superbe exemple livré par la chimie bâloise un peu embarrassée par ses réserves de Tamiflou constituées à l’occasion de la grippe aviaire. On remplace la poule par le cochon sous l’oeil soulagé des politiciens débarassés ainsi d’une bonne part de la « pression crise » où leur responsabilité est bien plus concrète…
Les vacances se profilent, le prochain hit sera pour la rentrée. Si quelqu’un me soufflait son axe je m’engage à en investir les bénéfices que je pourrais y faire à soutenir, modestement, une économie émergente (l’achat d’un jet personnel brésilien par exemple) et ainsi soutenir, tout aussi modestement, les cours du pétrole…
J’arrête de rêver et vais travailler, histoire de préserver, autant que faire se peut, les dernières bribes de mon pouvoir d’achat.
Vous avez mis le doigt sur ce que Marx appelait « les contradictions internes du capitalime ».
Ce pauvre Marx, s’il vivait maintenant il serait sidéré par l’ampleur de ces contradictions, qu’il n’a jamais envisagées poussées à un tel extrême, mais aussi par le succès global du modèle auquel il était si opposé. Car on ne peut le nier: les gens d’aujourd’hui vivent plutôt mieux qu’à l’époque de la révolution industrielle. Pour rafraîchir les mémoires, relire Zola.
C’est vrai que les maths appliquées à l’économie, de son temps, restaient un peu embryonnaires. Bon, maintenant, faut tenir compte de la vitesse. On est passé au calcul différentiel.
Le facteur temps est devenu un outil essentiel de la mesure de la performance. C’est d’ailleurs assez logique: quelle sera l’appréciation boursière d’une société A qui double ses bénéfices tous les 20 ans, comparée à celle d’une société B qui les double chaque année? Un PER de 3 pour la première et de 30 pour la deuxième?
Facebook, c’est autre chose: c’est un potentiel de revenus,toujours flou, pour parieurs capitalistes. C’est un peu l’histoire du papa qui a un fils optimiste et un fils pessimiste. Pour leur anniversaire, il leur offre à tous deux un box rempli de crottin de cheval. Le pessimiste fronce le nez: « ça pue la merde! ». Quand à l’optimiste, il est déjà à l’oeuvre avec sa pelle à déblayer le crottin: « s’il y en a autant, c’est qu’il doit y avoir un sacré poney là-dessous ». Ca, c’est la différence entre le capitalisme américain et le capitalisme européen. Mais si l’américain perd sa culotte sur un pari, il ne s’en plaindra à personne. L’européen si.
Le dernier point, ce sont vos réflexions à propos du prix du pétrole et de l’épuisement des ressources naturelles de la planète. Dites-moi donc pourquoi vous vous trouvez choqué de devoir imaginer un baril de pétrole à 200 ou 300 € (pour info il est monté beaucoup plus haut que 100 € l’année dernière)? C’est justement cette hypothèse qui permet à des gouvernements et à des industriels d’abonder dans votre sens et de lancer des projets tels que les énergies renouvelables, qui n’ont pas de sens à un prix du baril plus faible. Vous savez combien coûte un KW/H produit par une éolienne? Renseignez-vous – vaut le détour, comme dit le guide Michelin… Et les réalisations dans les moteurs hybrides, qui seront un jour prochain simplement électriques? Naturellement, ce sont de grands chantiers qui naissent de la génération de nouveaux besoins due à l’émergence de la mentalité « écolo », et qui vont encore profiter aux entrepreneurs capitalistes, et par conséquence créer de l’emploi.
On est dans la grande roue de la foire du Trône: personne ne peut en descendre avant l’arrêt complet, et ça n’arrête pas de bouger.