Google et la télévision interactive (IPTV)
Sur le média web, Google sait pas mal de choses sur vous : les recherches que vous faites, les sites que vous visitez, les publicités sur lesquelles vous cliquez, les données personnelles que vous avez communiqué lors de la création d’un compte Google, les applications et services Google que vous utilisez, …
Leur noble objectif est de vous diffuser une publicité pertinente, en phase avec vos centres d’intérêt.
Google adopte exactement la même stratégie sur le mobile mais aussi, ce qui est moins connu, sur la télévision interactive. En France plusieurs millions de foyers utilisent déjà l’IPTV en regardant la télévision via leur abonnement Internet ou en utilisant les services de vidéo à la demande (VOD). Avec le passage au tout numérique (TNT) c’est donc chaque foyer français qui sera équipé d’un matériel permettant de savoir plein de choses sur vous: les chaînes et les programme que vous regardez, vos horaires de connexion, …
Google TV Ads est un programme, forcement publicitaire, qui mérite à être connu. En effet, c’est fort discrètement que plus de 100 milliards de publicités ont été diffusées sur ce canal digital depuis 2007, date à laquelle Google s’est lancée dans ce business promis à un bel avenir.
Google vient d’annoncer dernièrement la signature d’un accord avec la société TiVo qui équipe 5 millions de foyers américains avec leur décodeur TV numérique. Google va obtenir les informations de consommation sur les foyers équipés TiVo.
Google va fusionner ces données avec celles de Nielsen PRIZM, une société d’étude spécialisée dans la segmentation des audiences qui va fournir des données sociodémographiques sur les consommateurs.
Le tout sera couplé bien sur avec un système de géolocalisation pour affiner les cibles.
Vous pensez que ce post est un hoax ?
Et bien non ! désolé : http://google-tmads.blogspot.com/

Bon zapping …

Bravo Alain ; le Big Brother de George Orwell, décrit en 1948, se présente un peu différemment mais il est largement installé dans une merveilleuse indifférence générale juste soulignée de sourires narquois…
Je viens d’un pays ultra-sensible à la protection des données, je côtoie un milieu très attentif au sujet, un ami prépare une thèse sur la protection des données personnelles : viens nous épauler
Franchement ça ne me gène absolument pas que Google récolte des infos sur moi. Au contraire, le service est plus ciblé, les pubs sont plus ciblées. Qu’est ce que ça va engendrer de négatif sur ma vie cette collecte d’informations personnelles. Absolument rien de négatif à mon humble avis. Je laisse les thèses farfelues de conspirations, complots et autres balivernes aux gens qui ont du temps à perdre.
Très loin de thèses de conspirations ou de complots je reste braqué sur des envies de liberté (une baliverne ?), ce qui exclu d’être une fourmi fichée, numérotée et calibrée.
Les pubs ciblées me fatiguent ; j’ai envie d’être surpris et interpellé par des concepts ou des produits que je ne connais pas, apprendre des choses que je ne connais pas et même parfois, une folie, me faire un petit shoot d’adrénaline. Je n’ai pas envie de passer ma vie dans un ennui mortel.
Le plus délicat : tant que ces informations ne sont exploitées que par des marchands de cacahouètes c’est déjà un problème (formatage insidieux des “goûts” des consommateurs) mais le jour où les politiques vont s’y intéresser, demain ou après-demain, ils sont moins bêtes que certains le pensent, cela va devenir très, mais alors TRES ennuyeux… Les leçons de l’histoire, rien de plus…
Allez… Je ne résiste pas, vieux taquin : I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN ! (N° 6)
Le PDG de Google, Eric Schmidt, est de l’avis que: “Seuls les criminels se soucient de protéger leurs données personnelles”. Lire l’article sur http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39711378,00.htm?xtor=EPR-100
Les données personnelles sont appelées à devenir des marchandises comme les autres, cela devrait créer de l’emploi, de la richesse et contribuer au développement des économies mondiales.
A chacun son avis…
Joli l’article, il m’avait échappé… Tout y est dit quelque part, sacré Eric.
Protection des données et droit à l’image vont compliquer la vie de Google dans des proportions qu’ils jaugent un peu légèrement ; ce sont des principes pratiquement inconnus dans le droit anglo-saxon et traité assez différemment d’un pays à l’autre en Europe (Royaume Unis excepté, qui semblerait pourtant y venir à pas feutrés sous la pression de la Queen, pas l’Anglaise la plus débridée me semble-t-il).
En France le droit à l’image est plus important que la protection des données, en Suisse c’est le contraire.
A ce sujet on notera pourtant que Google, bien implanté à Zürich, a fulminé noir mais plié, devant les ultimatums des autorités suisses au sujet de Google Street View. Les autorités helvétiques, une bande de vieux gauchistes post-soixante-huitards