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Recherche
Canevas d’un site Internet lambda
La décision a été prise : je vais créer, ou faire créer, un site Internet pour promouvoir mes produits, mes services ou mes idées.
De l’écrit, plus ou moins illustré, ma présentation sera-t-elle celle d’un journal ou celle d’un livre ?
Le journal, sa une, accrocheuse, ses cahiers, ses articles, souvent plusieurs par page, ou le livre à la couverture tout en sobriété, titre, nom de l’auteur, éditeur, et ses chapitres clairement définis ?
Les deux, un peu, et ni l’un ni l’autre ; un site Internet est un site Internet, ni un livre, ni un journal !
Ah ?
Eh !
On n’évoquera pas ici les cas particuliers ni même les nombreuses nuances à étudier mais bel est bien la grande majorité.
Pour un journal je serai accroché par la une, par des habitudes ou les conseils du vendeur. Pour le livre ce sera le titre, l’auteur, la collection, une couverture, visuellement accrocheuse, ou les conseils du libraire. Pour le site Internet ce sera, dans une large proportion, un moteur de recherche.
C’est bien là que ça se complique singulièrement : choisir dans les propositions d’une machine (même si cette machine est plus ou moins pilotée par des humains).
Il faut donc séduire des machines pour tenter de séduire des lecteurs ? La complication devient singulière et bien complexe…
La page dite index d’un site Internet est la plus facile à positionner. Un premier choix s’impose vis-à-vis des moteurs : j’y positionne le plus difficile en espérant que cela puisse éventuellement fonctionner ou je ratisse le plus large possible conscient que, plus dilué, le positionnement devient plus délicat ?
Ce choix est à nuancer d’un élément majeur : l’internaute. Il pourrait bien, dans une large proportion, attendre d’une page qu’il identifie comme la première page d’un site Internet, qu’elle en soit une sorte de résumé avec les indications propres à la une d’un journal : accroches et liens vers les développements.
Les pages internes d’un site sont internes mais représentent bel et bien chacune une entrée potentielle depuis un moteur de recherche et seraient à soigner comme tel pour les moteurs. Il serait bon qu’une page contienne un chapitre, comme celui d’un livre, ou une partie bien précise d’un chapitre. Ce livre devrait juste pouvoir être ouvert à n’importe quelle page et capter son lecteur en deux, trois lignes maximum (une minorité de livres bénéficient de telles pages, ils portent alors le nom de chefs d’œuvre…). Ces pages représentent surtout la meilleure opportunité à des requêtes plus pointues sur le sujet traité et c’est tout sauf négligeable.
Pour l’internaute l’arrivée sur l’une de ces pages sera bien souvent une réponse à son attente exprimée dans le moteur de recherche et il vous en sera gré. Il souhaitera peut-être juste approfondir ou préciser. Là on s’éloigne du livre pour user d’un avantage du site Internet les liens mais il faudra se montrer très pointu pour garder le visiteur capté : un autre défi, un de plus.
Les lecteurs de MoteurZine (qui eux savent) ne sont pas légion, ces évidences sont bien rarement mises en pratique sur la toile, foi de webmaster d’annuaire.
Je vais m’en retourner à d’autres tâches (et si j’essayais de mettre un peu plus sérieusement en pratique mes propres conseils ?…)
Pour compléter votre lecture :
- A l’époque du conte des comptes du comte
- J’ai quelque chose de coincé dans l’étau
- Panda ou pas panda ?
- Marre de Pandi Panda !
- Internet société participative et participation à la société
- Un jeune homme à la mode
- Homme – machine, avantage au poète du binaire « soumis » à la machine
- Panda, pas Panda, et après ?
- Spam
- E-mailing de masse
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Cette démonstration semblera être une lapalissade pour nombre de SEO, mais dans les faits, je vous rejoins, j’en ai encore fait l’expérience ce matin avec un client.
« On fait avec les contenus que je vous ai donné et on verra plus tard ».
Résultat, la page d’accueil ne présente pas ce que l’on va trouver dans le site, mais les poêtes seront sans doute ravis par les tournures de phrases.
Manque de chance, le site ne s’adresse pas aux poêtes…
Pour ce qui est d’espérer voir un jour le site sur les requêtes qui concernent le business présenté, on est carrément en pleine science fiction…
La nécessite de concevoir un simple organigramme pour une structure de site de type arborescence par rubrique > sous rubriques est déjà bien difficile à faire comprendre à un client, y compris pour des gens habitués a la rédaction d’ouvrages imprimés. Souvent ils n’ont l’impression que le travail avance que quand on passe au travail de design.
Leur parler de web sémantique, ou thématique et leur dire de commencer par penser leur site ainsi en le construisant autour, reviens a passer pour un extra-terrestre bien souvent. C’est ainsi qu’ont passe en fait plus de temps a former/informer qu’a avancer réellement : les décideurs du dit projet n’étant pas à même de comprendre l’outil qu’ils veulent utiliser, le web.
Une astuce que j’ai trouvé, pour faire plier certains choix : un ptit tour sur google trends et ont regarde ensemble les titres de rubriques, les mots que le client trouve important en les comparant en nombre de requête avec ceux que j’ai choisi … généralement ç’est assez parlant pour faire plier le business man le plus rotor (ils comprennent bien les graphiques)!!! Après il ou elle de retour au bureau est tout content de montrer a ces collègue qu’il est un pro du référencement et quand il poste une news il compare tous les mots sur Trends
En moyenne, un internaute lit une page en 32 secondes. Et pour les pages d’entrée, guère plus de 10.
C’est sûr, il faut être assez clair dans le contenu: ils ne sortent pas tous de Normale, les internautes (pour des normaliens, l’obscurité serait plutôt une qualité, mais l’on ne peut pas consacrer tous les sites à la physique particulaire ou à l’analyse de l’ombre et de la lumière dans le théâtre de Becket).
Plus les lieux communs que nous connaissons tous: que le texte de la page calque aux mots clé les plus fréquentés, qu’elle reste accrocheuse aux yeux de la majorité des lecteurs, bâtir un système de navigation simple qui permette au visiteur de retomber sur ce qu’il cherche quand il est entré par une page improprement référencée (mais si, ça arrive, même avec Big G).
Joli petit boulot de linguistique (ou de sémantique, mais j’ai ce mot en horreur depuis que Google en fait son cheval de bataille), et de logique.
Il est certain que vos clients ne comprendrons pas ce dont vous parlez. Arriver à la simplicité dans la formulation des questions est en soi un long processus. Vous y êtes arrivés parceque vous êtes des pros, et que cette interrrogation reste pour vous celle de chaque jour.
Mais la petite assitante du Dircom reste très attachée aux 22 pages de délire poétisant qu’elle a mis quatre mois à pondre, et elle va s’y accrocher.
J’ai trouvé une technique: je traite le client comme du bétail. Ca passe ou ça casse, mais au moins, je ne perds pas de temps. Si le berger commence à organiser des referendums parmi les chêvres, c’est pas demain qu’on aura du fromage.